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- Octobre 2006 : Karine et le Gastronom, Airbus (suite) , Gérard Oberlé, les pays producteurs, guides des vins...
- Septembre 2006 : Airbus de Toronto, pénurie de vodka, histoire de l'anis, mezcal au scorpion, enquête par autopsie...
- Juillet 2006 : La Coupe est pleine... de vin, Gilles du Pontavice, Jules Chauvet, tourisme alcoolique, musée de la vodka...
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édito
de Jean-Pierre JUMEZ

Crash de Toronto (suite)

Après analyse des boîtes noires, les experts canadiens ont maintenant parfaitement déterminé les circonstances de l’étonnant atterrissage de l’Airbus d’Air France à Toronto. La procédure Airbus recommande aux pilotes de « passer en manuel » à 1000 pieds lorsque le temps est perturbé sur la piste, alors que la procédure Air France, contredisant celle du constructeur, préconise de ne déconnecter le système automatique qu’à 300 pieds, ce qui laisse évidemment peu d’initiative aux pilotes.

L’atterrissage tardif sur la piste est donc explicable.

Mais pourquoi diable les pilotes ont-ils attendu 12 secondes avant d’entamer la procédure de freinage, surtout en sachant que la motorisation de ce modèle n’est pas des plus puissantes ?

Cette question, tout le monde devrait se la poser, ou tout du moins la poser aux intéressés. Or... black-out total de la presse française sur cette affaire ! N’allez surtout pas penser que les rédacteurs en chef s’inquiètent pour leurs pages de pub, ou par la planche à billets mise à leur disposition pour leurs virées aux antipodes. Mais alors ?

Selon notre éditorialiste Colin Clarke, expert en aviation et en alcoolisme, il faut chercher la source du problème avant le décollage, où les "pistes" sont nombreuses : Alcool ? Drogue ? Café ? Thé ? Jeu de hasard ? Internet ? Bigoterie ? Bref, toute addiction susceptible d’entraîner somnolence, lassitude, difficulté de concentration, erreurs dues à l’'inattention, oubli, confusion, allongement du temps de réaction, dégradation de la mémorisation, de l'humeur et des performances physiques, psychomotrices et mentales, baisse de la motivation et de la vigilance…

Jusqu’à ce que nos deux as de l’aviation soient entendus, nous publierons donc les hypothèses de travail imaginées par Colin.

* L'un de nos confrères allemands avait d'ailleurs déjà filmé nos deux héros en pleine action. Concluant. Voir la vidéo. (attention, vous devrez retaper www.pafmag.com/septembre_06.htm pour revenir ici)

Hypothèse n°1 – au hasard, bien sûr – l’alcool au "volant". En trois épisodes : décollage, vol, atterrissage.

GUEULE & CASSAGE DE BOIS 1/3
par Colin Clarke

Colin Clarke : écrivain, peintre, poète et scénariste

- Quelle heure est-il?
Le commandant de bord, un solide quinquagénaire, jette un coup d’oeil à sa fausse Rolex - acquise au cours d’une virée à Hong-Kong - et répond à son co-pilote : « 10 heures 00 ».
- Allez, le coup de l’étrier !
Le co-pilote, un jeune épervier au profil d’Humphrey Bogard, semble avoir sa dose.
- Nous avons encore droit à une demi-heure ! reprend le Commandant
- Honnêtement, je ne peux plus. Allez-y, vous, si vous voulez !

La beauté kosovare lovée (et louée) entre eux deux était tout sourire, pensant aux confortables revenus qu’allait lui générer cette nuit dans un grand hôtel près de la Porte Maillot.

- Bon, autant profiter du forfait. Passe-moi le whisky, j’ai besoin de tonus.
- Voilà, Commandant. Je vais prendre ma douche, mais dépéchez-vous parce que le car part dans moins d’une heure et pas question d’être en retard.
- Aucun risque, nous ne sommes qu’à deux minutes à pied du terminal !
- Et n’oubliez pas qu’à Toronto j’ai prévu de quoi meubler la rotation !

Les deux officiers résidaient en province et avaient décidé de passer la nuit à Paris avant de prendre leur poste aux commandes de l’Airbus pour le vol 358 qu’ils devaient emmener à Toronto. Décollage prévu : 13h 15.

- Ce serait quand même mieux si elle parlait un poil d’anglais ou de français pour qu’elle comprenne mes préférences autrement que par voie de mime !
- Que voulez-vous Commandant, à son âge, elle n’a pas eu le temps de tout apprendre.
- En tout cas, moi, à ton âge, je n’aurais pas refusé une dernière tournée !
- Profitez-en, nous payons moitié moitié, vous êtes gagnant !

Les joies du biplan

Sortant de la douche un peu plus tard, le co-pilote se verse une bonne rasade avant de sortir son portefeuille. Avachi en travers du lit, le Commandant réclame la bouteille et désigne le canapé à son compagnon :

- J’ai du liquide dans mon pantalon.
- Ca m’étonnerait qu’il en reste beaucoup !
- Ah, ah, ah !

La jeune Kossovare connaît quand même deux mots :
- My tip ?
- Allez, sois mignonne, poulette, retourne à la crèche ; au revoir et merci !

Revenant de la salle de bains, le commandant s’inquiète :
- Regarde ma tête, on dirait des fesses de babouin !
- Euh… vous vous sentez bien, Commandant ?
- D’habitude, je récupère vite. J’utilise la méthode d’Hippocrate : le mal par le mal. Va acheter un flask dans le lobby, je te retrouve dans le car.
- Moi, je récupère en dormant. Donc si le vol est calme, aucun problème.

Dans le car, les deux officiers se sont judicieusement placés au fond, alternant rasades discrètes pour conserver la forme et chewing-gum pour donner le change.

A l’aéroport, ils remplissent leur plan de vol et sortent du local technique. Un incident les retarde : c'est qu'entre terminal « B » et « D », il y a une nuance géographique.

- Peu importe l’avion qui se trouve dans ce terminal ; du moment qu’il vole, je peux l’emmener à Toronto !
- Allons, Commandant, un peu de considération pour les passagers !
- Bon, d’accord ; attends-moi, je vais me rincer le visage dans les toilettes.
- Je vous accompagne, je vais me rincer la gorge.

Vous en reprendez bien une, Commandant !

Les passagers sont déjà prêts à embarquer lorsque les deux officiers rejoignent le cockpit, sous l’œil perplexe du chef de cabine.

- Allons-y pour la checklist, dit le co-pilote en ouvrant le manuel.
- Oh, laisse tomber, je vais le faire de mémoire, nous sommes en retard ! Préviens la tour de contrôle que nous sommes prêts. Et dès qu’on a décollé, trouve-moi le téléphone de l’hôtesse qui plaçait les premières classes.

Suite (éventuelle) au prochain numéro.

Traduction : Sally O'Goullow

Le renforcement des mesures de sécurité ne sera pas sans conséquences

Les projets d’attentats terroristes déjoués au mois d'août par la police anglaise prévoyaient l’utilisation d’explosifs liquides. Cette menace a et aura des incidences sur le commerce des vins.

Il faudra faire montre d'imagination


La plupart des compagnies et des services de sécurité des aéroports ont interdit temporairement le transport en cabine de produits liquides. Conséquence immédiate : les ventes de vins et d'alcool ont baissé dans les magasins duty free. Autre conséquence probable : le conditionnement et le transport d’échantillons et de mignonnettes nécessitera une nouvelle organisation.

Et n'oublions pas la galère des musiciens dont les instruments sont désormais suspects.

Cela dit, pour voyager en toute sécurité, préférez Air Pluton (PowerPoint... désarmant)

Sylvain HAIBON

(publicité)
ARE YOU READY FOR?

LACK OF ALCOHOL MAY BE HAZARDOUS TO YOUR HEALTH


Du dépôt dans la vodka

En 1977, l'entreprise d'Etat qui détenait le monopole de la vodka en république populaire de Pologne a saisi un tribunal de commerce international en arguant que, puisque cet alcool avait été distillé pour la première fois en Pologne, seules les entreprises polonaises avaient le droit de le vendre sous le nom de vodka. Dans un premier temps, le ministère du Commerce d'URSS a cru qu'il s'agissait d'une plaisanterie. L'affaire était particulièrement pernicieuse, car elle touchait au cœur de l'âme russe, sans parler de la solidarité du pacte de Varsovie.

Le ministère soviétique demanda une enquête. Les archives nationales n'ayant pas été d'un grand secours, l'historien William Pokhlebkine s'attela à la tâche. Après des années de recherches, il arriva à la conclusion que la vodka avait probablement été distillée pour la première fois dans un monastère moscovite entre 1440 et 1478, soit des décennies avant son apparition en Pologne.

Polonaise, la vodka ? Par la force ou par la russe, non !


En russe, vodka signifie "petite eau". Le Russe moyen en boit 20 litres chaque année, un record mondial. Il y a quelques années, le médecin finlandais qui dirigeait le bureau russe de l'Organisation mondiale de la santé a déclaré qu'à "ce régime-Ià, enFinlande, la moitié de la population serait morte au bout d'un an". Les Russes lui ont rétorqué: "C'est notre mode de vie. Comment voulez-vous qu'on arrête de boire avec un climat comme le nôtre ? Le peuple est prêt à vivre chichement, mais, si on l'incitait à arrêter de boire, on risquerait de connaître des troubles sociaux. "

"Que faire ?" demandait Lénine. Etant non seulement historien mais aussi patriote, Pokhlebkine a ajouté à son livre consacré à l'histoire de la vodka un chapitre concernant la montée de l'alcoolisme dans le pays et les moyens d'y remédier. Mais certaines de ses propositions étaient trop radicales par rapport aux normes russes : retrait du permis de conduire ou encouragement des personnes dépendantes à se faire soigner (les Alcooliques anonymes étaient interdits en URSS). Cela ne l'a pas empêché d'avancer un argument familier aux chantres du libre arbitre: ce n'est pas la vodka qui saoule les gens, ce sont les gens qui se saoulent avec la vodka.

Aujourd'hui, les travailleurs russes ont plus que jamais besoin de savoir en quoi les propositions de Pokhlebkine peuvent répondre à la question de Lénine. La question peut se poser en ces termes : un bon prolétaire n'a pas de problème avec l'alcool, sauf lorsqu'il ne peut pas trouver de quoi boire. En 1982, le tribunal international a fini par trancher: la vodka était russe. Cette heureuse conclusion fut suivie par les funestes décisions de Gorbatchev et la chute du communisme en Europe, à laquelle nous pouvons toujours lever notre verre en disant, non sans une certaine ironie: "Na zdarovié /" (A la vôtre 1).
Joseph Tartakovsky, L.os Angeles Times, repris par Courier International

Pénurie (dés)organisée

Grâce à notre correspondante Vera GROG, Justin PETIT-DERNIER n'est pas en manque

Il est devenu impossible de trouver un vin ou une vodka de qualité en Russie. Les rayons des magasins sont vides. Les restaurateurs n'en proposent plus et certains autorisent leurs clients à venir avec leur propre bouteille. Seule l'Eglise orthodoxe a déclaré qu'elle avait encore des réserves...
Cette pénurie prend une ampleur nationale. Elle s'explique par le manque de coordination entre le ministère du développement économique et du commerce, le service fédéral des impôts et celui des douanes ainsi que de l'entreprise publique Atlas, qui a conçu le système informatique « Egais ».

La loi des séries

« Afin d'éradiquer la contrefaçon » (et surtout pas en représailles économiques), un embargo a été décrété sur les alcools géorgiens et moldaves. Puis une loi a été adoptée pour réglementer la production et la vente de produits alcoolisés, tout alcool étranger devant porter une nouvelle étiquette fiscale avant le 1" juillet. Mais le nombre de vignettes éditées a été insuffisant. Chaque bouteille doit aussi posséder un code-barres indiquant le producteur, l'importateur, les propriétés de la boisson. Là, c'est l'informatique qui a connu des problèmes techniques. Au final, les prix des vins nationaux, privés de concurrence, ont grimpé de 10 % à 15 %.
Certains soupçonnent que cette crise ne soit le fait des producteurs nationaux. Le quotidien Vedomosti rappelle, lui, qu' « Egais » a été élaboré sous la tutelle du FSB (ex KGB) et estime que ce dernier « va gagner 239 millions de dollars» en obligeant les acteurs du marché à payer pour y avoir accès.
La nouvelle loi concerne aussi parfums et médicaments. Pour ces derniers, les entrepreneurs ont appelé le premier ministre Mikhail Fradkov à reporter l'introduction du système au 1" janvier 2007. Celui-ci a affirmé vouloir « prendre des mesures urgentes » pour régler la crise.
(Madeleine Vatel Le Figaro)

Mais tout n'est pas perdu

Pendant ce temps-là, le challenge "40 dés de vodka" 2006 a été gagné le 26 juillet par Sam. Voir la vidéo

L'histoire passionnante d'une boisson dix fois millénaire

Anis Dei

L’anis n’a jamais été clair. De Babylone au Japon, de l'Egypte à la Chine, de Rome à Beyrouth, de Bordeaux à Marseille via Pontarlier, il se balade depuis bientôt 10.000 ans, capable du pire et du meilleur et entretenant toujours un doute sur sa personne.

Tantôt le voici vert et en grains, Pimpinella anisum de la famille des ombellifères, une charmante plante d'une cinquantaine de centimètres de hauteur avec une tige longue et fine, un feuillage léger et aéré, des fleurs blanches et des petits fruits gris verdâtre. Il pousse partout autour de la Méditerranée. Et puis voilà l'autre, l'anis étoilé ou badiane, Illicium anisatum de la famille des magniolacées, issu d'un arbre pouvant grimper à 12 mètres de hauteur. Feuilles persistantes et fleurs clairsemées, graines rougeâtres cachées dans 6 à 10 follicules d'aspect « caréniforme » disposés en étoile, ce badianier ne se rencontre qu'en Chine et au Vietnam.
Pour mieux brouiller les pistes, chacun a ses faux-monnayeurs. Foenicuillum vulgare pour le premier. Des graines de fenouil appelées anis de Paris et appartenant aux ombellifères comme l'anis vert. Illicium anisatum, pour le second ou badianier du Japon, dont les fruits à odeur de cannelle, plus petits et avec une pointe en crochet peuvent être toxiques.
Dès son arrivée au jardin d'Eden, l'anis s'est placé sous la protection des dieux et des puissants, offrant ses vices et ses vertus au plus grand nombre. la Bible et le Bhagavata-Purana lui tressent louanges. Egyptiens et Japonais en honorent leurs dieux et les Chinois en décorent leurs tombes.

Propice au foie, à l'estomac, au poumon...

Pythagore, Hippocrate, Pline, Ambroise Paré, Marie Brizard, Rimbaud, Van Gogh, Paul Ricard, France Gall ont dit à leur manière ce que l'école de Salerne inscrivait dans ses préceptes dès le Moyen Age: « Propice à l'estomac, il éclaircit la vue / Que d'anis excellent à la maison soit pourvue! Du vieillard rajeuni sait réveiller l'ardeur / Du foie et du poumon dissipe la douleur / De la semence encore le salutaire usage / Bannit de l'intestin le vent qui faisait rage ».

L'anis ne craignait ni la peste ni le choléra et fut prétexte à d'innombrables macérations, décoctions et autres infusions que la médecine, la pharmacie, la parfumerie et la cuisine ont utilisées sans relâche depuis des millénaires. Il lui fallut pourtant attendre l'inventeur de l'alambic, Jabir Ibn Hayyan (721-815), pour connaître son véritable destin : l'alcool. Les Chinois revendiquent également l'invention de la distillerie mais c'est incontestablement au Proche-Orient que se sont épanouies les boissons anisées à fort degré,

Même en terre musulmane

On notera que l'union de l'anis et de l'alcool fut consommée en terre musulmane où ce dernier a mauvaise presse. Le raki originaire de Turquie et l'arak fabriqué au Liban, en Syrie. En Jordanie ignorent superbement les avis du Prophète. Eau-de-vie de raisin aromatisée à l'anis, le raki, transparent comme l'eau, titre facilement 40° à 50° et ses amateurs ont su habilement contourner l'interdit en le faisant servir dans deux verres: un pour l'eau, un pour l'alcool. La légende raconte qu'un calife ayant interdit sa consommation sous la pression des intégristes se rendit un jour incognito dans quelques estaminets de sa cité où il fut surpris de constater que les clients buvaient deux verres d' «eau» il la fois. Averti du stratagème, il se montra grand seigneur et promulgua un décret autorisant son usage, mais uniquement de cette façon-là. On aimerait le croire...
L’arak qui aujourd'hui régale surtout les Libanais se distille en trois passes, l'anis n'y étant introduit que pour la dernière chauffe. Il se dit que la qualité de l'eau est au moins aussi importante que celle de l'eau-de-vie.

Concocté avec du mastic issu d'un lentisque de l'île de Chios

Ouzo en Grèce avec du mastic issu d'un lentisque de l'île de Chios, anésone à base d'anis vert en Espagne, sambuca italienne dont l'ingrédient principal est le sureau (Sambucus) associé il l'anis étoilé, les liqueurs d'anis ont suivi leur chemin autour de la Méditerranée. Bues avec ou sans eau à l’apéritif, pendant le repas ou en digestif, elles ont créé un certain art de vivre dont le mezzé libanais est l'expression la plus achevée. Partage des mots et des mets à l'abri du soleil, dans une ambiance paisible au goût anisé.
En France. L’histoire a commencé dans la région bordelaise avec la bénédiction du Seigneur puisque Marie Brizard soignait les pauvres et les malades. Un homme lui confia en remerciement le secret d'un élixir à l'anis de sa composition. Marie l'essaya sur ses patients qui s'en déclarèrent fort satisfaits. Et ainsi naquit, en 1755, l'anisette Marie Brizard. Elle existe toujours. Le même amour du prochain animait la mère Henriod qui cueillait des herbes dans le Val-de-Travers (Suisse). Elle en faisait des infusions pour soulager les maux du voisinage. Henri-Louis Pernod, fils de bouilleur de cru, eut le premier l'idée de distiller ce mélange de grande absinthe, d'anis étoilé, d'anis vert, de fenouil et de mélisse, produisant une liqueur ambrée aux reflets verts. Jadis boisson curative, l'absinthe entrait dans la cour des grands : les apéritifs titrant 70°, On connaît le sort de cette union fatale entre l'anis et l'absinthe : elle fut interdite en 1915 en raison des dégâts causés à la santé des travailleurs et des artistes.

Et le pastis fut

Qu'à cela ne tienne, l'anis allait remonter la pente seul, sans les produits toxiques telle la thuyone contenue dans la grande absinthe. Ce fut la bataille des degrés pour sortir de la prohibition. En 1920 les anisés à 30" sont autorisés, en 1922 ils montent à 40° pour atteindre finalement 45° en 1938. Le pastis et Paul Ricard sont les grands vainqueurs, mais catastrophe, les voilà à nouveau bannis en 1940, accusés par les ligues antialcooliques d'avoir provoqué la défaite.

Paul Ricard se sentit visé

Paul Ricard part dessaler la Camargue pour y planter du riz... Il faudra attendre 1949 pour retrouver une législation tolérante toujours en vigueur et asseoir définitivement la réputation du pastis, l'apéritif du soleil. L’anis est roi puisqu'il en constitue la base : l'anéthol obtenu par distillation de ses essences. On y ajoute de l'eau, du sucre, un concentré liquide de réglisse et les diverses plantes aromatiques qui varient à l'infini selon les recettes. Il s'en boit 150 millions de litres chaque année en France...
L'anis serait-il définitivement tombé dans la boisson ? C'est mal le connaître. La badiane contient en effet de l'acide shikimique, principe actif du Tamiflu, le seul médicament efficace à ce jour pour le traitement des personnes atteintes du H5N1, virus de la grippe aviaire. Le marché de cette matière première, qui s'échange autour de 2,50 € le kilo, pourrait connaître une certaine tension en cas de mutation du virus. Si le pastis devait en souffrir, ce serait grave.

Anne ISETTE d’après l’article de notre ami JP Gédé publié dans Le Monde 2
Ndrl : en réalité, notre collaboratrice a reproduit l’intégralité de l’article, avec l’aimable autorisation de son auteur, dont les « papiers » sont particulièrement clairs, denses et passionnants

* intéressant : le forum de la république de l'absinthe (en anglais)

** La préparation de pastis "Auguste" 100% naturelle est en vente aux Galeries Lafayette Gourmet et à la Grande Epicerie à Paris. Cette décoction contient de l'anis, de la réglisse, de la cannelle et du fenouil que l'on fait macérer dans de l'alcool (qu'il suffit d'acheter en pharmacie).

Les meilleures ventes de pastis en France

1

Ricard 50%
2 51 12%
3 Duval 5%
4 Berger 1,5%
5 Casanis 1,3%
6 autres marques 3,2%
7 marques de distributeurs 37%

(Le Figaro)

Mezcal piquant

Dans l'ombre de la sierra Madre dei Sur, les montagnes situées dans le sud du Mexique, des petits garçons se rendent à la distillerie de mezcal Scorpion, à Oaxaca, avec des bocaux remplis de scorpions vivants qu'ils ont attrapés dans les environs. "On retourne les pierres sous lesquelles ils se cachent et on les prend par la queue", explique Luis, 10 ans.

Chaque bouteille de mezcal contient un scorpion. Avec de la chance, Luis peut en attraper jusqu'à 100 en une journée. Il a souvent été piqué, mais se moque de la douleur- "ça n'est rien". Son machisme fait partie de la mythologie du mezcal, l'eau-de-vie affichant 80 degrés d'alcool, produite à partir de l'agave, une plante succulente aux feuilles épineuses – et non un cactus, comme on le croit trop souvent.


Comme l'agave, les gens d'Oaxaca sont résistants. Ils ont conservé leur culture malgré des siècles d'hostilité de la part de l'Eglise et de l'Etat. On ne parle pas espagnol dans les villages isolés. La moitié de la population de cette région grande comme le Portugal parle au quotidien les seize langues originelles.

Des propriétés insoupçonnées


Le mezcal fait partie intégrante de la culture locale. Il est produit depuis des siècles, même si l'appellation d'origine ne date que de cette année. La tequila - sa rivale la plus connue – est un type de mezcal provenant de l'Etat de Jalisco. Aujourd'hui, elle est principalement fabriquée suivant des techniques industrielles. Si la tequila se fait avec de l'agave bleu, on ne compte pas moins de quinze variétés d'agaves servant à la production du mezcal. La plus cultivée dans la région est l'espadin, qui met sept à dix ans pour arriver à maturité. L'agave pousse pratiquement partout: ses racines émettent un acide qui décompose le sol rocheux en minéraux.

Bien avant la conquête espagnole, les gens produisaient déjà de l'alcool à partir de cœurs d'agaves. La vallée d'Oaxaca abrite l'une des plus anciennes cités de Méso-Amérique. Fondé 500 ans avant J.-C. dans un cadre sublime, Monte Alban fut l'un des centres de la culture zapotèque, avant d'être abandonné par ses habitants, vers l'année 750. La route menant à Tlacalula, le "berceau spirituel" du mezcal, est bordée de petites parcelles de maïs et d'agaves, labourées par des charrues tirées par des bœufs. On y trouve des dizaines de distilleries familiales (les palenques).

Renversant

Pour obtenir du mezcal, les cœurs d'agaves sont cuits pendant cinq jours dans un four creusé dans la terre ; ils sont ensuite broyés par une meule de pierre actionnée par un cheval ou une mule. La purée obtenue fermente dans des cuves en bois, avant d'être distillée à deux reprise dans un alambic en cuivre martelé. Le meilleur mezcal est celui qui a vieilli en fût de chêne pendant au moins un an.
Tom Sutherland, Financial Times, Londres

Pourquoi l'alcool ne gèle pas au congélateur

L'alcool dégèle l'atmosphère


En prévision d'un cocktail, vous placez au congélateur une bouteille pleine de jus de fruit et une autre de vodka. Quelques heures plus tard, la première s'est remplie de glace. La seconde, elle, contient toujours du liquide. Pourquoi ? Réponse dans L'Internaute


Comment s'opère la vinification ?

C'est compliqué, le vin

Il existe plusieurs types de vins et pourtant ils ont tous été élaborés à partir de raisins. Les cépages et les sols ne peuvent, seuls, expliquer cette diversité et la réponse est à chercher du côté de la vinification, processus qui transforme le jus de raisin en vin.

Réponse dans L'Internaute

Le vin bio est de la revue

Vivre la Vigne en Bio est un bimestriel (France, Portugal, Espagne, Amérique Centrale) qui publie des articles de fond sur un sujet précis (ex. les sols viticoles et leur régénération), des conseils de cultures et de traitement, une revue de presse, des interviews de personnalités marquantes de la viticulture agrobiologique, écologique, biodynamique.

N° 33-34, juillet/août 2006

Le Vin, le Club

Le Vin Le Club veut dépoussiérer l'image du vin sur Internet
Le Vin Le Club vient de lancer son site marchand. Pour s’imposer sur un marché concurrentiel le site adopte une stratégie à fort contenu éditorial et propose aux amateurs éclairés une sélection stricte de vins fins. www.levinleclub.com

Le Grand Répertoire

François Delarozière, concepteur des machines les plus folles de la troupe "Royal de Luxe", a réuni sous la nef du Grand Palais les plus impertinentes trouvailles techniques utilisées par les compagnies de théatre de rue.

Le girodoumdoum

Impossible de toutes les montrer : le Grand Répertoire propose de découvrir plus d'une centaine de machines. Pourtant, on aurait aimé vous faire découvrir la machine "à marcher comme un Egyptien", ou encore, incontournable, le "vélo à tamponner des empreintes de vaches". La machine à fabriquer les romans-photos, le fauteuil qui marche, la moto ascencionnelle, la baignoire roulante...

La machine à répartir le vin

Au Grand Palais de Paris, jusqu'au 13 août

Mel Gibson trinque

Après sa spectaculaire arrestation en état d'ivresse et sa condamnation à 3 ans de mise à l'épreuve (malgré -ou grâce à - ses hautes protections), une radio de San Diego déploie un panneau géant le représentant, accompagné d'une légende jugée fine : "One Bourbon, One Scotch, One Beer", le blues mobilisateur de John Lee Hooker.

Justin PETIT-DERNIER

Bouchon sans fard

Coup de tonnerre dans le monde français du vin: pour la première fois, des grands crus de Chablis du millésime 2004 sont bouchés avec une capsule à vis. Le révolutionnaire s'appelle Michel Laroche et avance sa défense. « Je peux éviter d'avoir des vins bouchonnés grâce aux capsules à vis, je ne vois pas au nom de quoi je me priverai de cette innovation, d'autant que nos tests démontrent qu'à part éviter le goût de bouchon, la vis améliore le vieillissement et protège la fraîcheur aromatique du vin. "


Cette révolution dans le monde très conservateur du vin est un sacré coup de communication. Qu'importe. Laroche agace, dérange, fait figure d'hérétique, mais sa recette fonctionne. Et, en businessman pragmatique, il assume l'émoi que suscite cette innovation. Il s'agit de répondre à la demande du marché sans se laisser asphyxier par le poids des traditions viticoles françaises. C'est le raisin du plus fort !

Et cela marche: succédant à cinq générations de vignerons bourguignons, Laroche, à bientôt 60 ans, a augmenté le domaine de ses parents, passé de 8 à 100 hectares, auxquels il faut ajouter le domaine en Languedoc, un vignoble au Chili et, depuis l'automne dernier, quelques hectares en Afrique du Sud.
Epargné par la crise vinicole, Laroche tire son épingle du jeu : un restaurant, une boutique à la maison mère de Chablis, une winery high-tech aux abords de Béziers, l'Amérique du Sud, l'Afrique du Sud et surtout 83 % d'une production qui est vendue à l'export.

Celui qui rêvait d'être architecte et qui dessine, à ses heures perdues, ses propres voiliers, fait partie de cette génération de vignerons qui sont en train de mettre un coup de pied dans la fourmilière du monde viticole français. Prochaine étape : l'ouverture cet été d'un hôtel à Chablis. Oenotourisme oblige.

d'après Le Monde

Le pays où le vin est moins cher

 

N'oubliez pas le comparateur de prix : Vinorumcodex qui 1) privilégie le plaisir du vin bu à table, donc buvable, contre la pure dégustation , et donc les vins digestes et pas trop alcoolisés contre les tisanes de chêne, 2) donne des liens vers le meilleur prix pour 1150 vins français du millésime 2005 vendus en primeur et 3) coûte 10 euros pour un mois et 30 euros pour un an.

  • ChateauOnline : 4,72 € au lieu de 5,90 € la blle par 12 - Aussi disponible par 6 - Le rosé de l'été et des copains par excellence. Le millésime précedent a reçu 4 étoiles de la Revue du Vin de France qui le titrait "sans conteste le tube de l'été" ! Sous une étiquette moderne et avant-gardiste se cache un vin gourmand et avenant dont les repères sont le respect d'un terroir magique, la fraîcheur et le fruité d'un cépage que l'on découvre avec bonheur sur sa version rosé. Un rosé que nous qualifions sans regret de dangereusement bon. Grégory Hecht et François Bannier ont fondé la société H & B en 2001 avec pour objectif de construire la première marque de référence qualitative régionale à travers une seule et unique gamme. Les vins de leur Maison de négoce et d'élevage se veulent être un passeport d'entrée en Languedoc et en Roussillon pour les amateurs.


  • Les Caves de Virginie : Mesdames, osez l'élégance et la féminité des vins du Domaine de Familongue ! Offre spéciale Côteaux du Languedoc - L'Envol de Familongue 2002 - Vin rouge suave et souple, aux notes de fruits rouges mûrs. - 6.95 euros au lieu de 8.20 euros soit -15% -- Familongue 2002 - Rouge léger et fruité, idéal pour accompagner une multitude de plats simples. - 7.95 euros au lieu de 10.95 euros soit -27% --Familongue 2003 - Vin souple et élégant, rond et fruité. - 7.95 euros au lieu de 10.95 euros soit -27% -- Côteaux du Languedoc 2003 - Cuvée 3 Naissances - Puissant et racé, c'est le très haut de gamme du domaine. Toujours récompensé dans les concours nationaux et internationaux - 14.85 euros au lieu de 19.80euros soit -25%


 

Et toujours : 75cl.com - Savour Club - Jean Merlaut - Millesima

Sylvain HAIBON

Le pays où le vin est plus cher

Le top du Wine Spectator


FOXEN Pinot Noir Santa Rita Hills Sea Smoke Vineyard 2004 (94 points, $62)
Vibrant blueberry and wild berry flavors are joined by rich toasty oak, making it a near perfect marriage of ripe fruit and wood. Supple, balanced and concentrated, this gains momentum, with a long, refreshing aftertaste. Drink now through 2009. 400 cases made.

Le top des Fidèles de Bacchus (Québec)

Le pinot noir des grandes occasions !
Voici la référence espagnole en matière de pinot noir, un « must » que toute cave à vin devrait contenir. Excellent à boire dans sa jeunesse même si le boisé est un peu dominant, il s'avérera être le Pinot des grandes occasions si vous avez la patience de l'attendre au moins 4 ans.
Offert à un peu plus de 19 euros ce serait un péché de ne pas déguster cet excellent vin concocté par la maison Torres. Sa belle robe rubis profond ne trahit pas le soleil de sa Catalogne natale. Au nez, on est vite séduit par ses parfums de caramel, de pruneaux grillés, de cerise et de vanille. Il s'apparente un peu à un bon bourgogne. En bouche, l'attaque fraîche ravive le palais puis laisse place à un superbe équilibre boisé et rond. Les tanins encore présents et la chair attestent de la jeunesse relative de ce pino negro plus joueur de soccer que danseur andalou. Faites vite, car il disparaît très rapidement des étagères !

Et toujours...

Harmonie et opulence, peu de vins arrivent à cette perfection. Mais le plaisir a un prix. Comptez 496 euros la bouteille pour ce millesime 2001 du Château d'Yquem.

Quel fut le premier miracle accompli par Jésus-Christ ?

 

Championnat du monde de lever d'épouse

Pas moins de 40 couples venus de 8 pays ont participé à cette course en Finlande consistant porter son épouse sur le dos dans un périlleux cross-country parcouru d'obstacles sur 250 mètres.

Le gagnant, un couple estonien, s'est vu offir son poids en bière.

Vera GROG

Sur le front de la frénésie

La France se reprend

Les ventes de tabac augmentent spectaculairement (pour le plus grand soulagement de la Sécurité Sociale, financée en grande partie par les revenus afférents), et les exportations de vin reprennent de plus belle (+16,8%, soit 2,75 milliards d’euros au cours du premier semestre 2006).

A. LEONCE-LABOIE

Promouvons les alcooliques !

D’astucieux philanthropes ayant lancé le slogan « boire un apéro de plus c'est financer le Fonds vieillesse », les amis de l'alcool viennent, dans un tract abondamment répandu bien que modestement anonyme, de saluer comme il convient cette heureuse initiative. Du même coup, ils règlent leur compte aux abstinents, qui peuvent s'entendre légitimement reprocher le sabotage de nos institutions sociales, car « si tous les Français suivaient leurs conseils les vieux seraient payés en monnaie de singe».

Rien n'est plus exact, et il y a longtemps que, grâce à l'imagination des ministres des finances, l'alcoolisme est devenu un devoir national et la tempérance une atteinte au crédit de l'Etat.

Dans le cas particulier qui nous occupe, alimenter le Fonds vieillesse par une augmentation des impôts sur les apéritifs alcoolisés offre le double avantage non seulement de procurer des ressources pour les vieillards, mais encore, en raccourcissant l'existence des buveurs, de réduire le nombre des parties prenantes; ce qui augmente la somme à attribuer à chacun.

L'utilité sociale de l'ivrogne étant ainsi démontrée, il convient de mettre fin à certaines anomalies institutionnelles. Notamment remplacer l'anachronique condamnation pour ivresse publique par une promotion dans un ordre honorifique donnant droit au port d'un « cordon» de couleur à déterminer. (Le Monde, 19 juillet 1956)

DR G : ENQUETE PAR AUTOPSIE, QUAND L'ALCOOL TUE

C'est en Floride que Dr G débusque les alcolos post-mortem

Jan Garavaglia, dite Dr G., est médecin légiste. Elle est chargée de l'autopsie des corps lorsque les causes de la mort ne sont pas clairement définies. Ses analyses permettent à la famille de connaître la vérité sur la fin de leur proche. Mêlant reconstitutions, images réelles et témoignages, cette série apporte un regard neuf sur la thanatopraxie.
1er cas
Tard dans la nuit, un vétéran de la Guerre du Vietnam avec des antécédents psychiatriques tente de rentrer chez lui, complètement ivre. Lorsque des policiers arrivent pour l'accompagner à son domicile, l'homme se tire une balle dans la tête. Miraculeusement, il survit et se remet plutôt bien. Mais au cours de sa troisième semaine d'hospitalisation, il est retrouvé mort dans son lit. Sous le choc, les médecins craignent que leur patient soit finalement parvenu à se suicider avec des antidouleurs. Seule l'autopsie du Dr G. permettra de révéler si l'équipe médicale responsable de sa survie est aussi à l'origine de sa mort...
2nd cas
Melissa, mère de trois enfants en bas âge, n'a pas été épargnée par la vie. Petite, elle a été victime de maltraitance et d'abus sexuels, puis elle a dû se battre contre l'alcoolisme et l'obésité. Récemment installée à Orlando, elle essaye de prendre un nouveau départ et de se rapprocher de sa famille. Lorsque Melissa est retrouvée sans vie dans son appartement, son corps est autopsié. Le Dr G. découvre alors ce qui pourrait être la cause de sa mort : son anneau gastrique, initialement destiné à lui faire perdre son surpoids...

Sur Planète le 1 Septembre 2006 à 01h00 et le 3 Septembre 2006 à 01h15

Naguère, on ne connaissait pas la frénésie

ni pour la voiture...

... ni dans les services publics

(Merci à Anne-Marie BERARD)

Les buveurs, et maintenant les fumeurs !

La galère, dans ce métier, c'est qu'il faut virer ses meilleurs clients !

Autodafé

A l’instar des ayatollah iraniens à la chute du Shah, les autorités afghane ont fait une descente sur les échoppes vendant de l’alcool aux étrangers ou les guest-houses. Tout dans le caniveau.

A. LEONCE-LABOIE

Etes-vous vraiment sobre ?

Merci à Ohptasurf

Coup de coeur : le Grand Hôtel Giessbach

Dans le vacarme assourdissant de l'une des plus hautes cascades de Suisse, le palace le plus incroyable

Le premier funiculaire du monde y fut aménagé pour permettre aux tsars en provenance de St Pétersbourg d'y accéder directement

Les uns boivent, les autres fument...

Extrait de l'éditorial de Louis Dalmas dans Balkans Infos

"Notre monde est secoué par deux fléaux: l'impérialisme américain et le fanatisme islamique. Et comme toujours lorsque deux grands s'affrontent, ils entraînent les petits qui les entourent dans leur manichéisme, et les obligent à choisir leur camp.
Choix bien difficile, pour deux raisons.
La première est que chaque antagoniste défend des notions valables qu'il pervertit. Par calcul ou par aveuglement.
L'empire américain représente notre civilisation occidentale. Riche, pétrie par les Lumières, éprise de libertés individuelles et collectives. L'envers de la médaille est que, mené par son maître Bush, il est moralement corrompu, socialement injuste, économiquement rapace et politiquement corseté.
L'intégrisme musulman invoque la pureté, la morale, la solidarité et la justice. L'envers de la médaille est que, mené par des extrémistes qui font peur aux modérés, son dogme s'articule autour d'un Dieu absolu, d'une foi conquérante, d'un culte contraignant, d'une conception machiste de la femme, de la sainteté du djihad et de moyens fanatisés.
La seconde raison est que, de chaque côté, on accumule des fautes, lourdes de néfastes engrenages."

26 août : enfin la vérité

Conclusion annoncée sur la couverture : pour le salut de votre cerveau, buvez du vin

1er septembre : le ban des vendanges à Vinsobres

Le Ban des vendanges était l’occasion de percevoir la dîme sur les récoltes. Cette coutume existait à Vinsobres en 1309 « depuis des temps immémoriaux » comme nous l’apprend un acte passé devant Autrand , notaire à Venterol qui reconnaissait aux abbesses de Saint- Césaire d’Arles de droit de la percevoir. Un terme fût mis à ces oppositions en 1606 devant Fauvan et Lambertin , notaires. Cet accord stipulait que « la dîme sur les vendanges serait « perçue au trentin » et que « les fermiers et métayers seraient tenus de porter au tinel , au moyen de cornues, de corbeilles ou de paniers, la trentième charge de leur récolte, compte non tenu des raisins à pendre et cela sans excès.. ». Ce furent ensuite aux consuls de la ville que fut dévolue la publication de la date de début des vendanges. Et ils ne s’en privèrent point :
En 1790 on trouve dans les archives municipales la proclamation suivante : « Le conseil municipal constatant que l’année est en retard fera crier , par le valet de ville, que les vendanges ne commenceront pas avant le 17 Octobre.. ».

Que croyiez-vous qu'ils bussent ?

En 1793, le 8 Septembre, le citoyen-maire , présidant l’assemblée a présenté que : « l’expérience nous apprend que certains habitants de ce lieu vendangent avant la maturité, ce qui est préjudiciable, tant à ceux qui le font qu’aux autres habitants, il échoit de prendre une délibération, de fixer le temps auquel les habitants pourront faire les vendanges… le procureur de la commune et les sous-nommés ont tous unanimement fixé la date des vendanges au 7ème jour du mois d’Octobre… ».


On y présente les résultats des derniers prélèvements dans les différents terroirs de la commune, cépage par cépage et on fixe les dates de début et de fin de vendanges pour chacun. Après la dégustation du jus de première presse, tous les producteurs de Vinsobres font déguster leurs meilleurs vins.A partir de 17h 30

1 - 3 septembre : VINEA 2006 (Sierre)


13ème édition en Suisse (Valais). 120 producteurs accueillent les oenophiles pour leur faire déguster leurs meilleurs crus. idéal pour connaître et acheter les vins du Valais Suisse. Contact - Tél : +41 44 389 60 40

3 septembre : pas triste, la Braderie

A Lille, la nuit des bradeux est traditionnellement bien arrosée. 2006 aura été un bon crû, à cet égard.

3 septembre : Vignes, Vins & Randos

10 randonnées proposées par 3500 vignerons, historiens et géologues. 5 €. Résa

6 septembre : trophée du palmarès Oenovideo 2006

à 17 heures au Paiais du Luxembourg. Invitations

9 septembre : Dégustation littéraire

Galerie de La Machine à Lire, Bordeaux
Rencontre avec Gilles Laferté, auteur de La Bourgogne et ses vins : image d'origine contrôlée, Postface de Robert Boyer, (Paris, Editions Belin, 2006).
En savoir plus

9 septembre : soirée tout en blanc au Man Ray

Résa : Alain ROLLAND 06 30 26 40 91 - courriel

11 septembre : Rive Gauche-Rive Droite - dégustation des vins livrables

CapcMusée d’Art Contemporain, Bordeaux, de 10h à 18h.
Pour la deuxième fois, l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc et le Cercle Rive Droite de Grands Vins de Bordeaux organisent ensemble une dégustation professionnelle de vins livrables.
La dégustation du lundi 11 septembre est réservée aux professionnels. Déroulement : dégustation continue de 10h à 18h en présence des producteurs. Buffet à l’heure du déjeuner. Bien sûr les amateurs, les clubs de dégustation et les futurs professionnels sont les bienvenus. Il leur suffit de s’inscrire auprès de l’Alliance ou du Cercle.
Lors de la première édition de la dégustation de vins livrables Rive Gauche - Rive Droite, une jeune artiste espagnole, Alicia Framis, a tourné un film original. Il est exposé au capcMusée d'art contemporain de Bordeaux jusqu’au 17 septembre.
Contacts :
Alliance des Crus Bourgeois : Aurélie Chobert, Tél : 33 (5) 56 79 04 11 Cercle Rive Droite : Martine Héricé, Tél: 33 (5) 57 74 01 61
En savoir plus

28- 30 septembre : Great American Beer Festival

à Denver (Colorado). Résa

petites annonces (en partenariat avec Vitisphere)

Le Groupe CVBG DOURTHE KRESSMANN leader dans la production et la commercialisation des vins fins de Bordeaux en France et à l’Export, propose à des stagiaires de participer aux vendanges et vinification 2006 dans ses châteaux (Pessac-Léognan, Bordeaux Supérieur, Haut-Médoc, St Emilion,…) exploités par « Vins et Vignobles Dourthe » (525 ha)

Période : mi-septembre à mi-novembre - Profil : étudiants de BTS viti-oeno ou de DNO - Support : convention de stage tripartite - Rémunération : gratification (360 €) - Transport : véhicule indispensable - Hébergement : selon les châteaux

Adresser lettre et CV :· par courrier électronique : drh@cvbg.com · ou par voie postale à : CVBG DOURTHE KRESSMANN – DRH - 35 rue de Bordeaux 33290 Parempuyre · ou par fax : 05.56.35.53.29
A l’attention de Marie Corine FEICHT responsable Emploi et Formation.


Et toujours : LE GUIDE MONDIAL DE LA GUEULE DE BOIS - toutes les boissons du monde selon trois catégories :
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Le monde est réparti en "continents" : Aquavitland, Beerland, Vodkaland, Wineland... De multiples liens sont proposés permettant de comprendre la nature du nectar en question et de faire vos choix. 5000 bières testées et notées, des centaines de vodkas, des fiches descriptives... Une liste alphabétique vous permet une approche géostratégique raisonnée. Vos témoignages permettent une mise à jour permanente. Suivez le Guide !

« La "boîte noire" du vigneron, c'est le sol »

(Julie Lespinasse, citée par le Vin secret)

Organe Central du Parti Alcoologiste Français (Aile Modérée) - pafmag@pafmag.com

 

Fabricant et importateur d’eaux de vie, de liqueurs et de vin doux en Suisse




Pour toutes vos traductions spécialisées - 01 42 68 18 14


Autour d'une fontaine, une table raffinée au coeur de Paris 8è


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Où et quand fait-on la fête dans le monde ? 560 pays et états de 2000 à 2040

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