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Ces dépendances qui nous gouvernent

par le Docteur William Lowenstein

Directeur de la clinique Montevideo à Boulogne, (spécialisée dans le traitement de l’addictologie) le docteur Lowenstein nous livre vingt années d’observations recueillies sur le terrain fertile de l’addiction.


Un travail considérable, pédagogique et courageux. En effet, l’auteur n’hésite pas à aborder de nombreuses facettes de l’addiction, de l’alcoolisme (ah bon ?) au portable, en passant par l’onychophagie (se ronger les ongles) ou l’ecstasy.

L’approche se veut médicale, non partisane, circonstanciée. Chaque chapitre évoque l’état actuel des connaissances scientifiques sur telle ou telle addiction, propose des exemples consignés au cours des années et évoque de manière elliptique l’aspect politique ou moral de la déviation en question.

Tout au long de l’ouvrage, deux forces s’affrontent : le « grand cerveau » (cortex) et le « petit cerveau » (cerveau reptilien), l’un défendant la raison, l'autre l’émotion. Le Bon Dieu et le Diable. La prédominance anormale du second entraîne le péché. On est en somme à l’opposé d’Hubert Reeves qui, dans Malicorne*, démontre que la raison et l’émotion forment un tout insécable. Reeves porte aux nues le Grand Véhicule qu’est l’homme. Lowenstein, lui, soulève le capot. Et il titille volontiers le centre du plaisir, le noyau accumbens, objet de tous les désirs.

Prenons (au hasard) le thème de l’alcoolisme. En page 140, l’auteur dénonce les médias déchaînés contre l’héroïne, alors que ce fléau tue 10.000 fois moins que le « liquide rouge » (sic). Cliniquement, nous sommes dans le registre d'une communauté réduite aux acquêts (d'alcool). Le chapitre consacré audit liquide rouge débute justement par une belle diatribe contre l’hypocrisie qui entoure le culte du vin en France, concluant benoîtement : « l’alcool est NOTRE drogue ». En termes médicaux donc, seul le degré compte. Les cuites hebdomadaires du Suédois, les défonces annuelles du Japonais et les repas quotidiens de notre Ministre des Affaires Etrangères (même le nouveau) sont arithmétiquement assimilables. Bref, vin et alcool, même tonneau.

Les motivations sont également… décortiquées. C’est ainsi que Suzy, propriétaire d'une somptueuse maison dans le Lubéron, a sombré lorsque son mari l’a quittée pour une jeunette : elle commença à boire une bouteille de rosé de Provence chaque soir (p. 50). Scrogneugneu ! Dans les années 60 déjà, Paris était recouverte de grands placards : « Jamais plus d’un litre de vin par jour ».

Pour le tabac, on reste dans le même registre. Aucune distinction n’est proposée entre le fumeur de cigarettes, spasmodiquement accroché à sa marque exclusive et le dégustateur de havanes, qui surtout cherchera à varier son plaisir pour justement ne pas se lasser, et qui n’en fera pas une pendule si, du fait d’une taxation outrageuse, il ne peut pas s’offrir quotidiennement son luxe.

La liste des addictions traitées dans cet ouvrage est longue. Le workaholism n'y échappe pas. Henri Troyat, Maurice Druon, Raymond Devos... vous êtes atteints et vous en subirez les conséquences ! Dans « Les Vacances de l’Ecrivain », Roland Barthes montrait déjà qu’il n’y avait pas de justice face à la notion de travail et que ce qui est mauvais pour les uns peut être bon pour les autres.

La chirurgie esthétique n’est pas épargnée par le live. Pourtant, interrogé à ce propos, Bernard Cornette de Saint Cyr, l'un des plus éminents spécialistes mondiaux, ne rencontre un cas pathologique de cet ordre "qu'une fois tous les trois ou quatre ans’. La santé publique n’est donc pas menacée.

L’hyperactivité sexuelle aussi relève de l'addiction, découvre-t-on. Mais quand on lit le chapitre en question, on voit qu'en réalité l'auteur y évoque les déviations sexuelles - ce qui n’est quand même pas tout à fait la même chose -, ou bien les "cumulards" (p. 223 : « Marc, cocaïnomane, avait besoin de dépasser ses limites pour vivre ses émotions sexuelles »). Eddy Barclay n’aurait pas aimé être mis dans le même sac que le boucher des Ardennes.

L’Internet, le portable, les achats excessifs peuvent également relever d’une pathologie. Seule échappe au Docteur Lowenstein la potomanie, pourtant peu propice à la progression de l’homme.

En ce qui concerne le sport intense, autre sujet traité, on découvre qu'en réalité, le docteur décrit comme phénomène addictif l’accoutumance à la victoire. Les partisans du "oui" sont donc aujourd'hui en manque.

Grâce à l’assurance que lui procure son approche scientifique, l’auteur dénonce avec grand courage la plus grande intox de toutes : au contraire des substances évoquées au fil de ses chapitres, le cannabis n’est pas toxique. Même si les accros sont nombreux, lorsqu’ils arrêteront, leurs capacités ne seront pas affectées. Certes, il y a des années que de part et d’autre de l’Atlantique, des spécialistes tentaient de se faire entendre à cet égard. Mais ici, dans un contexte où l’on ne saurait soupçonner l’auteur de défendre l’un plutôt que l’autre, l’assertion prend un certain relief.

Le style est enlevé, les formules sont quelquefois percutantes ( « l’optimisme est l’opium des cons » - un poil ambigu dans ce contexte - ou « les verres de contact »), les termes scientifiques sont bien explicités.

Répétons-le, ce travail est admirable, instructif, circonstancié. On ne saurait en vouloir à un homme qui a été toute sa vie professionnelle confronté aux pathologies, aux drames humains, au désespoir et à la mort de nous faire partager la noirceur de son témoignage.

Allez, pour nous remettre, ouvrons un rosé de Provence !

A. Léonce-Laboie

Ces Dépendances qui nous Gouvernent - Comment s'en libérer ? William Lowenstein - Calmann-Lévy, 20 euros

* Malicorne, Seuil, 1990


Dictionnaire des Etats éphémères ou disparus de 1900 à nos jours

par Jean-Claude Rolinat

 

Mais en quoi cet ouvrage intéresse-t-il les lecteurs de PafMag ?
Deux raisons :
1) ne l’ayant pas reçu en service de presse, nous devons justifier la dépense somptuaire (41 euros).
2) il regorge de ces vérités qui ne sont pas toujours bonnes à dire, ce à quoi nous sommes particulièrement sensibles.

Dans cet ouvrage, l’histoire contemporaine est impitoyablement scrutée, et cela fait quelquefois sourire et souvent trembler.

Connaissez-vous Klaipeda (Territoire de Memel) ? Cette ville portuaire, exutoire de la Lituanie sur la Baltique, avait été placée sous contrôle français par le Traité de Versailles en 1919. Le 8 janvier 1923, une poignée de partisans lituaniens en prit le contrôle. La France réagit vigoureusement en convoquant une « conférence des ambassadeurs », un an et demi plus tard (le 8 mai 1924). Rien ne fut décidé, évidemment, et les Allemands se mirent à tournoyer autour du Territoire, qu’ils annexèrent purement et simplement le 23 mars 1939.

Le démantèlement de l’Autriche-Hongrie par le même traité entraîna une refonte de l’Europe, qui, selon l’auteur, favorisa l’éclatement du second conflit mondial. 3 millions de Sudètes, 500.000 Hongrois ou 6,3 millions d'Ukrainiens enlevés à leur mère-patrie, il fallait forcément d’attendre à du grabuge.

Mais au fait, pourquoi donc ce périlleux découpage ? C'est ce que raconte inexorablement Jean-Claude Rolinat, entraînant chez le lecteur la sensation que tout n'est pas blanc ni noir, et que ce complément des livres d'histoire est utile, non seulement pour comprendre ce passé lointain ou proche, mais aussi, hélas, pour appréhender le futur (dans les deux acceptions du terme).

Tanger, Tulé, le Bophuthatswana, le Royaume de Serbie, la République Autonome de Cochinchine, le Khanat de Boukhara, la Ruthénie Subcarpatique, … le XXè siècle aura vu l’éclosion et la disparition de presque 150 états indépendants.

L’histoire de chacun d’entre eux – drolatique ou dramatique – révèle les différentes mécaniques de prise de pouvoir. Ce serait si drôle si ce n’était vrai…

JPJ

* Jean-Claude Rolinat, Dictionnaire des Etats éphémères ou disparus de 1900 à nos jours, Dualpha, 21 euros.


Les déboires du couple Sarkozy

Notre robot ayant détecté la racine "boire", nous avons été alertés sur le sujet. Et notre robot a trouvé la vérité sur le sujet : "Les histoires d'amour de l'histoire de France" de Guy Breton (Editions Omnibus) . 9 tomes dédiés à un thème ô combien éternel. (22,11 euros/tome).


 

Vinomedia se fâche, sous la plume de Bruno Escoffier

"Le NON au projet de constitution Européenne a été majoritaire en France. Mais est-ce un NON à l'Europe, ou un NON de désapprobation à la politique du gouvernement Français ? Effectivement, ce NON fait penser à la goutte d'eau qui fait déborder le vase. A force de ne jamais être compris, voire seulement entendu, les Français ont exprimé leur "ras le bol". Certes, on nous avait bien prévenu qu'il ne fallait pas se tromper d'élection, mais il était difficile d'attendre jusqu'à 2007 ! Le ras le bol existe aussi pour les viticulteurs, lesquels, comme la majorité des Français, ne sont pas entendus.
Faut-il en arriver à des actes extrêmes pour que les pouvoirs publics comprennent que le vin, comme la gastronomie, font partie de la culture française, et que nous n'avons pas à en avoir honte sous prétexte que les produits alcooliques sont actuellement diabolisés en France. Je pense qu'il faudra encore beaucoup de NON, avant qu'une prise de conscience n'émerge au milieu d'une classe politique sourde depuis des années !"

[ndlr : cet éditorial n'engage que son auteur]


Des experts britanniques ont dressé un classement des fromages en fonction de la force de leur senteur. Résultat : parmi les 15 premiers, 13 de ces champions du monde sont français

La Cranfield University a élu les fromages français champions du monde puisque 13 de leurs nominés occupent les 15 premières places. L'évaluation a été réalisée grâce à un nez électronique qui analyse les odeurs les plus pugnaces après sélection par un panel de 19 goûteurs.

1 Vieux Boulogne France, Boulogne-sur-Mer
2 Pont l’Evêque France, Normandie
3 Camembert France, Normandie
4 Munster France, Alsace-Lorraine
5 Brie de Meaux France, Meaux
6 Roquefort France, Midi-Pyrénées
7 Reblochon France, Savoie
8 Livarot France, Normandie
9 Banon France, Provence
10 Epoisses France, Bourgogne
11 Parmesan Italie
12 Raclette France, Alpes françaises
13 Ossau Iraty France, pays basque
14 Cheddar Royaume-Uni
15 Crottin de Chavignol France, Centre

(source : l'Internaute)


Qu'est-ce qu'un vin gravéolent ?

réponse


Entre le pastis et l'eau, c'est fusionnel

Les chimistes des émulsions vont-ils puiser leurs nouvelles idées au fond d'un verre de pastis ? II s'y passe des choses passionnantes qui peuvent bouleverser leur compréhension de réactions qu'ils utilisent depuis longtemps. Un chercheur du CNRS au Laboratoire de chimie macromoléculaire de Montpellier, François Ganachaud, l'a réalisé à la lecture d'un article d'un confrère américain, Joseph Katz, de l'université Johns Hopkins de Baltimore, décrivant les mécanismes physico chimiques de l'« effet pastis ».
« A vrai dire, précise M. Ganachaud, il a nommé son travail l’ ‘effet ouzo'; parce que cette boisson est plus populaire aux Etats-Unis où réside une forte communauté grecque. Mais les phénomènes sont exactement les mêmes. ». Le point commun entre les deux apéritifs est l'anéthole, une huile extraite de l'anis qui leur donne son goût. Elle n'est soluble dans l'eau que lorsque on y ajoute une certaine quantité d'alcool, un chiffre que les amateurs de « petit jaune » connaissent bien : 45°. Lorsque l’on verse de l'eau dans son pastis, cette proportion est faussée. L'alcool préfère se mélanger à l'excès d'eau et rend sa liberté à l'anéthole. Celle-ci se concentre immédiatement en fines gouttelettes en suspension qui donnent à la boisson son bel aspect laiteux. Pourquoi toute l'anéthole contenue dans le verre ne se regroupe-t-elle pas en nappe, à la surface de l'eau, comme l'huile d'une vinaigrette ? Parce que l'alcool a préalablement suffisamment divisé le mélange pour que les molécules, trop éloignées les unes des autres, puissent toutes se donner rendez-vous au même endroit du verre.


C'est l'effet pastis, un modèle d'émulsion spontanée : immédiate et sans effort. Comme si, pour réussir une mayonnaise instantanée, sans la remuer, il suffisait de mélanger l'huile et l'oeuf dissous dans de l’alcool à la bonne proportion d’eau.
Ces modifications nuiraient sûrement au goût de la mixture. Mais les chimistes n’ont que faire de ces considérations gustatives.
Ils sont obligés d'avoir recours à de fortes agitations ou d'envoyer des ultrasons aux produits qu'ils cherchent émulsifier. Ils doivent aussi utiliser des produits tensioactifs dès le début de la mise en émulsion pour la stabiliser. Les gains de l'effet pastis, en leur épargnant des dépenses énergétiques et en leur permettant de retarder et de minimiser l'adjonction de tensioactifs, seraient pour eux immédiats.
Les deux chercheurs se sont donc alliés pour répertorier tous les objets chimiques dont la fabrication pourrait être facilitée par le procédé, dans un article publié en février dans la revue ChemPhySChem. Les industries cosmétiques et pharmaceutiques, peu soucieuses du principal défaut de l’effet pastis, celui de préparer des émulsions fortement diluées, pourraient être particulièrement intéressées par cette technique. Certaines y recouraient du reste déjà sans le savoir. Désormais, nul n'est censé ignorer les bienfaits de l'effet pastis.


Jérôme Fenoglio, pour le Figaro


Eaux-de-vie : le verre est dans le fruit

En France, la loi exige un minimum de huit kilos de fruits par litre d'alcool de fruit produit, alors que dans certains pays, 550 grammes suffisent (et il arrive même que le sucre et additifs soient autorisés). Les règles de distillation française sont probablement les plus exigeantes au monde. Inconvénient, les prix à l’export sont durs à tenir. Avantage : les amateurs avertis savent pourquoi ils payent.


Fort heureusement, les moines de l’époque avaient su interpréter les règles de la transsubstantiation et voir dans l’alcool certains aspects de la réincarnation. Dom Pérignon reste l’exemple le plus célèbre. Au XIVè siècle, un moine alsacien, cherchant une cure contre le choléra, a eu la brillante idée de brûler le moût de cerise et de créer ainsi la première eau-de-vie de cerise, qui fut, au XVIIIè, baptisée « kirsch » (« cerise » dans le dialecte alsacien) . Le kirsch est aujourd’hui largement consommé dans le monde soit en liqueur, soit en cocktail, soit pour accompagner certains desserts. Il faut en France 18 kg de cerises pour produire un litre de kirsch.

Les alcools de fruits devinrent très vite populaires, en particulier dans la région est de la France. Le privilège de "bouilleur de crû" créa une vraie tradition de produit familial, pouvant être vendu à proximité sans la lourdeur administrative régissant les alcools. Il a fallu une première vague de frénésie anti-alcoolique dans les années 50 pour abolir ce privilège et d'entraîner
- l’invasion massive du whisky
- l’allongement de l’espérance de vie dans les régions concernées, puisqu’on omettait souvent de déclarer le décès d’un « privilégié » afin d’en conserver les droits. On a ainsi vu des pépés décéder à l’âge respectable de 130 ans. L’alcool conserve…

"L'alcool est l'aspirine de l'âme"

Louis Gauthier

D’autres fruits furent rapidement mis à l’épreuve de l’eau de feu, dont la prune (11 kg par litre produit), la poire William (28 kg par litre). On exploite également les sureaux, le cynorrhodon (fruit de l’églantier également connu sous le nom de gratte-cul), la prunelle, le sorbier ou l’alise, toutes sortes de baies et de mûres… A noter que ces alcools sont souvent recommandés par les guérisseurs locaux (voir notre article "Les Vignes du Soigneur")
La fermentation dépend de la quantité de sucre contenu dans le fruit. Selon le fruit, la distillation peut être double. Mais le produit fini dépend toujours du talent (et des papilles) de l’artisan.
Le vieillissement s’effectue soit en jarres qui conservent les arômes, soit en tonneaux qui adoucissent la texture de l'alcool de fruit. Une eau-de-vie se boit à environ 7° (la température idéale pour la poire).

Du fait de toutes les restrictions qu'il subissent en France, mais aussi des précieux secrets de famille qui doivent être perpétués, les producteurs d'eaux-de-vie ont souvent l’impression d’être entrés en religion et de rester les défenseurs de certaines valeurs dont eux seuls détiennent les tenants et aboutissants. La Fédération Nationale des Distillateurs d'Eaux de Vie de Fruits réunit la quarantaine d'exploitants concernés. Une goutte d'eau dans l'océan des intérêts des vins et spiritueux ! Environ 20% de la production est exportée. L’association est également en charge des questions d’harmonisation au sein de l’UE, mais, malgré nos multiples demandes depuis le mois de mars, il n'a jamais été possible d'obtenir le moindre rendez-vous, même téléphonique. Mais peut-être le référendum et ses implications était-il prioritaire ?

Sylvain Haibon

*******

Sur le terrain : l 'exemple de Levens

Faire son alcool, c'est possible à la distillerie où l'on dispose de savoir-faire et de matériel. Encore faut-il respecter quelques règles légales.

Huit heures du matin. Le ciel est dégagé par un léger vent froid qui vient des montagnes. C'est un bon présage. Le feu tirera mieux et la fumée s'échappera.
Cinq personnes emmènent dans des bidons alimentaires leur production fruitière et de beaux morceaux de bois ; chênes, figuier. Nous sommes à la distillerie, un petit bâtiment derrière la coopérative. Victor, le maître des lieux prépare trois jolis feux qui vont brûler sous les trois alambics. Ces cuves en cuivre, de deux cents et cent cinquante litres vont recevoir les fruits fermentés cet été. À Levens ce sont essentiellement des prunes qui sont transformées en alcool, mais l'on peut utiliser quasiment tous les fruits pour cette opération. La distillation est un processus assez simple. L'on met à bouillir les fruits fermentés qui dégagent des vapeurs d'alcool. Celles-ci vont dans des tuyaux refroidis se condensent et donnent de l'alcool.

Huit heures trente, le brasier est prêt à s'enflammer. Le fond de l'alambic est tapissé d'une couche de paille recouverte d'une grille métallique. On évite ainsi que les fruits accrochent et brûlent le fond. Pour que tout fonctionne bien il faut que le système soit totalement hermétique. Victor s'applique à bien fermer à l'aide de cendre mouillée le chapeau au-dessus de l'alambic. Le serpentin lui sera raccordé avec du papier-journal mouillé.

Onze heures ; le bec verseur d'un alambic libère les premières gouttes du précieux liquide. La rapidité de fabrication dépend de la quantité à distiller. Cette année est une bonne année. Trente alambics, contre vingt l'an passé. Rien à voir cependant avec les pratiques plus anciennes. Il y a trente, quarante ans, le père de Victor était déjà le responsable de la distillation. Eh bien à cette époque, on distillait cinq cents alambics à Levens, uniquement de marc de raisin. C'est vrai que ça revenait moins cher.


Beaucoup de Levensois bénéficiaient des droits à distiller. Aujourd'hui on compte sur les doigts des deux mains ceux qui les ont conservés. Ils ont droit à une certaine quantité d'alcool (1000 degrés soit par exemple 20 litres à cinquante degrés) et ne payent que les droits d'alambic, soit de 15 à 23 euros selon la taille). Ces droits ne sont pas transmissibles et disparaîtront avec eux. Cependant en payant et en faisant une déclaration de récolte, il est possible à toute personne possédant des arbres fruitiers de distiller à la coopérative. Le coût est de 0.15€ par degré, soit pour un litre d'alcool à 50 degrés, 7,6€ plus le prix de l'utilisation de l'alambic. Huit à dix kilos de fruits sont nécessaires pour faire un litre d'alcool. La période de distillation cette année a duré un mois de mi-octobre à mi-novembre.

Alors l'an prochain si vous avez de belles récoltes …….Maintenez la tradition.

Source : Levens au Coeur


30 juin : Soirée du Rosé

Au Centre de Recherche et d'Expérimentation sur le Vin Rosé
70, Avenue Wilson
83 550 VIDAUBAN
Bilan des cinq années d’activités

"Les principaux résultats : analyse et préconisations"

Intervenants : chercheurs et techniciens du Centre du Rosé

04 94 99 50 10


26 juin : Marathon du Vignoble d'Alsace


Escapade Pétillante & Gourmande en Champagne 25 & 26 juin 2005


25 mai, finale des Wine Women Awards au Bristol (Paris)

Parmi les 60 candidates qualifiées, on trouve de Japonaises, des Finlandaises, des Américaines et des Françaises


20 & 21 juin : Dégustation de vins de l’agriculture biologique à Bordeaux

L’AIVB-LR (Association Interprofessionnelle des Vins Biologiques du Languedoc-Roussillon) et le SVBA (Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine) co-organisent la manifestation EXPRESSION VIGNERONS BIO au centre ville de Bordeaux.


Du 19 au 23 juin : VINEXPO

Et aussi, du 23 au 25 mai 2006, à Hong Kong : "Vinexpo Overseas", version exportée du rendez-vous bisannuel des grands opérateurs mondiaux du secteur vins et spiritueux.


13 juin 2005 à 18h30: Remise des trophées Jean FERAUD

Ces Trophées récompenseront les vins du Palmarès du Mondial du Rosé 2005 dans les 4 catégories suivantes :

  • Vins français tranquilles
  • Vins étrangers tranquilles
  • Vins français effervescents
  • Vins étrangers effervescents

Restaurant "Le Passage" : 6, Rue Mazarine 13 100 AIX-EN-PROVENCE. Tél : 04 42 37 09 00


9 juin -Finale du concours "20 sur Vin"

Issus des demi-finales qui se sont tenues le 11 avril, les gagnants des grands écoles françaises (Essec, Normale Sup, Centrale, HC, INA, Mines, Polytechnique, Institut d'études politiques, Paris-Dauphine) afronteront Oxford et Cambridge dans les chais du Château Lafite-Rothschild à Pauillac,


L’AOC Côtes de Provence – Sainte Victoire
Première appellation sous-régionale des Côtes de Provence

Des contreforts de la montagne Sainte-Victoire, inspiratrice de Cézanne, aux chaînons de l’Olympe et de l’Aurélien, 22 vignerons (17 domaines et 5 caves coopératives) se sont regroupés dès 1990 et ont travaillé pour obtenir leur appellation sous régionale spécifique.

Quinze années ont donc été nécessaires pour donner à la Provence ce nouvel atout, mais ces vignerons ont aujourd’hui la possibilité de commercialiser un vin de haute qualité sous l’Appellation Côtes de Provence Sainte-Victoire.

Avec près de 27.000 hectares plantés, et une grande diversité de sols ( nord et est calcaire, (sud et ouest cristallin, extrême est légèrement éruptif) et de climats qui varient en fonction des reliefs, l'appellation a entrepris de se hiérarchiser.


De 3% à 46% de baisse sur les primeurs bordelais par rapport aux prix du 2003 !

...et l'on retrouve des prix que l'on n'avait pas vus depuis 1995 pour certains grands Châteaux, annonce joyeusement Château Online.


14 juin : le combat fratricidre

Rien ne va plus entre les producteurs de cidre (UNICID) et la Fédération française des spiritueux (FF). Le seconds attaquent les premiers en justice pour concurrence déloyale. Nos cidriculteurs voudraient en effet détrôner les spiritueux en matière d'apéritif.

Un vrai lèse-majesté.

 

Cidre : indice de popularité (en litres par an)

IRLANDE 10,20
GRANDE-BRETAGNE 9
FINLANDE 5,2
FRANCE 2
ESPAGNE 1,8
SUEDE 1,26
GRECE 1,2
BELGIQUE 1
DANEMARK 0,33
HOLLANDE 0,1

*source : info-cidre.com (1997)

A découvrir également : lAssociation des Cidriculteurs du Canada


La bière est amère, les brasseurs aussi

La chute des ventes s'explique, selon certains, par la popularité des boissons sucrées (soft drinks) et, bien sûr, la frénésie anti-alcoolique. Les brasseurs vont forcément adoucir leurs produits et pousser leurs bières sans alcool.


Les Outremangeurs Anonymes

Emules des Alcooliques Anonymes. A quand les Outredragueurs Anonymes ?


20 - 22 octobre : New York Wine Experience

L'autre marathon de New York


Prix de la nouvelle gourmande

Adressez votre manuscrit de 6 à 10 feuillets à l'adresse ci-dessous (avant le 10 sept. 2005). Si vous faites saliver le jury, vous gagnerez 3000 euros.

Salon International du livre gourmand - 15 rue Bodin - 24000 Périgueux - 05 53 05 04 55


Bluewine : le moteur de recherche mondial sur les vins

Le robot existe également en français et propose une version affinée pour les bordeaux


"Virtus ejus incaluit mero"


(Sa vertu s’est fortifiée par le vin)

(Horace, à propos de Caton – Odes III, 21, 12)

Organe Central du Parti Alcoologiste Français (Aile Modérée) - pafmag@pafmag.com


Fabricant et importateur d’eaux de vie, de liqueurs et de vin doux en Suisse




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