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édito

Miloscevic a trinqué

Pour les amateurs de vin, la Yougoslavie était un paradis de diversité. Pour le concertiste que j’étais, la Fédération était un incroyable puzzle de musiques. De surcroît – détail important car je passais une bonne partie de ma vie dans les consulats – elle était le seul pays au monde qui n’exigeât aucun visa de personne, quels que fussent le pays et l’activité de son visiteur.

Alors, lorsque j’ai entendu parler d’un tyran à Belgrade, je n’ai vraiment pas compris. Une tyrannie contrôle évidemment ses frontières !

Pour en avoir le cœur net, j’ai refait en 1992 une tournée en Yougoslavie, mais cette fois en temps que journaliste*.

Là-bas, mes anciens élèves, mes amis musiciens ou scientifiques me faisaient part de leur consternation face aux crimes qu’on leur reprochait, et leur déception de voir la France rejoindre le chœur des vierges (et accessoirement de me voir troquer la guitare pour le micro).

En 1995, le déchaînement était à son comble : « le boucher de Belgrade !» ou autres « Miloscevic, c’est cent fois pire que Staline !» (Bernard Kouchner)...

Aucun doute, tous mes séjours en Yougoslavie depuis 1970 m’avaient aveuglé. Il fallait que je me ressaisisse.

Je retournai donc à Belgrade, maintenant en tant que réalisateur**, et rencontrai très longuement le boucher dans son antre, c'est-à-dire le palais présidentiel dans lequel on entrait d’ailleurs comme dans un moulin.

« Monsieur le Président, le monde entier vous incrimine ; pourquoi ne démissionnez-vous pas, bon sang ? ».
« Monsieur Jumez », répondit-il devant mes caméras, « tous ceux qui répandent ces mensonges ignominieux sur mon compte porteront jusqu’à la dernière minute de leur vie le poids de leurs forfaits ; moi, ma conscience est claire et elle le restera jusqu’au bout ; je n’échangerais pas mon sort contre le leur ».

Vous l'aurez compris, en matière d'Histoire, mon incompétence m'interdit tout jugement. Mais il me reste une goutte de jugeotte. Cinq années de procédure (contre un an pour Nüremberg) pour le tribunal le plus dispendieux de l'histoire, cela pour n'aboutir à aucune charge avérée : là encore, je ne comprends pas.

En tout cas, lorsqu'il m'affirmait être parfaitement serein, Miloscevic n’imaginait pas à quel point il allait trinquer...

Jean-Pierre JUMEZ

* en tant que correspondant de France-Inter et de RFI
** curieusement, le master de mon émission (déprogrammée en dernière minute sur TV5) m'avait été immédiatement dérobé à mon domicile ; l'essentiel pour le musicien comme pour le journaliste, c'est la qualité de l'écoute...

In Bordeaux veritas

« Gueuse »,… « Bordeaux »,… aucun doute, ce livre semblait fait pour nous !
Et en effet, l’ouvrage contient tous les ingrédients d’une bonne distillation : des ferments à gogo, une spirale infernale. Mais, au final, un produit frelaté : l’armistice.

Le procédé

Mettez dans un chaudron :

1. Une extrême-droite qui ne pardonne pas à ladite Gueuse de s’être occupé de social plutôt que de réarmement (en particulier, bien sûr, le gouvernement de Léon Blum) ;
2. Les communistes qui, depuis le pacte germano-soviétique, font l’apologie du nazisme* (Maurice Thorez avait appelé depuis Moscou à la fraternisation avec les soldats de la Wehrmacht). Ils se font discrets car leurs 62 députés et sénateurs ont été déchus de leur mandat le 21 janvier 1940 ;
3. La flotte française, 4è du monde, entre les mains de l’amiral Darlan qui doit décider si les unités
• doivent poursuivre le combat en Afrique et donc affaiblir les Allemands en les forçant à ouvrir un nouveau front méditerranéen,
• rejoindre les Anglais et ainsi leur permettre de vaincre les Nazis
• se mettre au service des nazis, ce qui, même dans le climat délétère de ces trois jours, serait quand même un peu gros
4. Le maréchal Pétain, qui depuis 1918 a siégé plusieurs fois au gouvernement à la Défense, établissant la stratégie maginesque que l’on sait, et qui semble trouver dans la défaite de la France le créneau qu’il attendait pour prendre le pouvoir ;
5. Le gouvernement de la Gueuse (nom donnée par Charles Maurras à cette république qui a permis aux socialo-communistes d’être au pouvoir) dirigé par Paul Reynaud (président du Conseil) et Albert Lebrun (président de la République), défendant bec et ongles la légitimité de la république ;
6. Les forces anti-juives dont le ministre de l’Intérieur Georges Mendel sera la première victime dès le 17 juin au soir, dans le restaurant Le Chapon, dont tous les clients – qui la veille étaient ses obligés – plongent le nez dans leur assiette. Dans cette lignée, le 21 juin, Laval indiquera que « des mesures contre les juifs fourniront des gages de notre sincère désir d’entente ».
7. Les représentants de Churchill, particulièrement inquiets au sujet de la flotte française ;
8. L’ambassadeur d’Espagne, véritable messagerie directe entre le Maréchal et Hitler ;
9. Le général de Gaulle ;
10. Le consul général du Portugal.

S'engouffrer dans le créneau de la défaite

Ajoutez une pincée de levure pour bien faire lever tous ces ferments : le 13 juin à Tours, au moment de l’entrevue entre Paul Reynaud et Winston Churchill, Pétain a déclaré unilatéralement qu’il réprouverait toute idée de résistance : « L’armistice est la condition nécessaire de la pérennité de la France éternelle ».

Agitez

Agitez tous ces ingrédients les 15, 16 et 17 juin 1940 à Bordeaux (où s’est réfugié le gouvernement devant la progression des forces ennemies) et vous obtenez la tragédie la plus passionnante, la plus incroyable, et, malheureusement, la plus authentique du siècle. Mais à quoi servent romanciers et tragédiens ? Il suffit à un historien de retracer un événement de cette ampleur pour enivrer un lecteur aussi sûrement qu’avec un flacon de Shakespeare.

Unité de temps, de lieu et... d'action

D’ailleurs, tous les ingrédients sont réunis.
L’unité de lieu est parfaitement respectée : dans cet étonnant caravansérail, la cohue est indescriptible. « Cette ville au décor si majestueux semblait tarée par un air de racaille et de ripaille » (Léon Blum). Hôtels combles, cafés bondés, rues engorgées, véhicules surchargés, restaurants dévalisés, consulats pris d’assaut. Chaque bâtiment public abrite un projet ou un complot et Bordeaux se meut en bouilloire d’intrigues. C’est le maire qui, décidant de l’installation des uns et des autres, pré-orchestre les complots. Plus un ministre est excentré, moindres sont ses chances de faire aboutir ses plans ! Sur les 932 députés et sénateurs, seuls une centaine ont rallié Bordeaux.

Dès le 18 juin, annoncer la couleur

L’unité de temps parle d’elle-même. Dès le 16 juin, les Anglais, terrifiés à l’idée que la flotte française tombât aux mains des Allemands, proposent via De Gaulle une Union franco-britannique. Démoralisé, Reynaud défend ce projet « comme un avocat plaidant une cause perdue d’avance et pour laquelle on lui a promis de honoraires insuffisants ». Le 17 juin, Pétain constitue un cabinet dont le tiers est d’origine militaire et prépare, non seulement l’armistice, mais la « paix », ce qui marque déjà l’esprit collaboratif du Maréchal, qui s’auto-porte au pouvoir grâce à cette situation.

« il accepte ce désastre comme pavois de son élévation »

D’ailleurs, les 400 pilotes allemands** prisonniers des Français seront dès le 18 juin rendus à l’Allemagne et pourront ainsi pilonner à nouveau le Royaume-Uni, d’où cette constatation amère de Churchill « il nous faudra les abattre une seconde fois ».

400 pilotes ennemis sont rendus à l'Allemagne dès le 18 juin

Lorsque à 12h 30, sur Radio-Lafayette, Pétain déclare « il faut cesser le combat », il désarme, sans mandat ni négociation, toute l’armée française, ce qui entraînera la capture immédiate de plus d’un million de soldats qui se morfondront pendant quatre longues années en Silésie ou en Poméranie. Pour De Gaulle, « il accepte ce désastre comme pavois de son élévation ».
Et point n’est besoin d’Antigone pour illustrer l’antinomie entre les décrets du pouvoir et les lois de la morale : le 17, le consul du Portugal Aristide de Sousa Mendes décidait de délivrer tous les visas que sa main pouvait physiquement signer, au prix de sa carrière diplomatique. Par ces actes illégaux, l’héroïque Mendes faisait, lui, véritablement « don de sa personne à la France ».

Quatorze ans pour écrire ce livre, on le croit aisément. La documentation est immense. Notre chronique ne peut évidemment refléter l’ampleur de la tâche. Bien que la fin soit connue, le suspense y est permanent. Et les noms évoqués, quel que soit leur bord, restent des têtes d’affiches : Papon, Prouvost, Jeanneney,...

Jean-Pierre JUMEZ

  • * Paris était recouverte d'affiches du PC clamant des messages du genre "ne faisons pas la guerre à nos camarades socialistes allemands"
  • **1200 pilotes allemands avaient été formés en URSS (à Lipetzk) jusque 1933, puis en Oural au moment du Pacte Germano-Soviétique - à noter pour l'anecdote que, du fait de cet entraînement chez les Camarades, la précision des bombardements fut très approximative, alors qu'hélas, celle des Alliés fut ultérieurement dévastatrice...


Gérard Boulanger – A mort la Gueuse ! – Calmann-Lévy – 20,90 euros en France métropolitaine.

Stratégies de bouche

Ce livre s’annonce passionnant : l’histoire et la géographie mondiales racontées par les habitudes alimentaires ! Pourtant, dans cet ouvrage particulièrement dense, on se demande si un conflit n’a pas opposé auteur à éditeur, l’un voulant caser une thèse exhaustive, l’autre limitant l’espace alloué à l’expérience. L’ambition de l’auteur dépasse le potentiel d’assimilation du lecteur lambda. Cette énorme compilation d’éléments historiques certes reflète un travail irremplaçable, mais sa lisibilité relève d’une épreuve universitaire.


C’est en fait dans l’avant-propos que l’on savoure l’envolée du style de l’auteur : « le maquillage des chairs, le feuilletage des pâtes, la découpe et la présentation des plats participent de cette mise en scène dont l’apothéose demeure la bien nommée pièce montée ». L’alimentation est en effet tributaire des aléas climatiques, la distribution ou les stocks. Savants, artistes et alchimistes du fourneau font avec. D’ailleurs, le plaisir en bouche pourrait provenir du presque-rien manquant qui le rend inatteignable donc désirable.

Histoire des sauces : on se lèche les doigts

Une fois dévoré ce magnifique avant-propos, on se lèche les doigts à l’idée de découvrir l’histoire du monde racontée par sa cuisine, comme par exemple la sauce, liant quasi universel qui ajoute saveur et prix au plat. Le garum antique, équivalent du nuoc-mâm contemporain, accompagne la carpe en Chine, la sardine au Portugal, le thon et le maquereau autour de la Méditerranée, l’esturgeon en Asie Mineure ou le hareng en Scandinavie. Rappelons la recette : la partie antérieure des os frontaux du poisson est découpée afin de vider le sang ; on y ajoute une saumure de sel marin, déclenchant un phénomène comparable à la fermentation de certains fromages. Le « pourri » est plus ou moins filtré pour atteindre la dignité gastronomique.

Nomades et sédentaires se différencient aussi à table. Les Bédouins font griller les criquets en les tenant par les ailes avant de la badigeonner au sel, alors que les villageois les cuisinent à l’eau, censée préserver de tout contact impur.

La conversation commensale n'est pas le dialogue

Anthony Rowley ne se contente pas de décrire la genèse et le parcours d’un aliment. Il interprète. Il replace l’anecdote dans un contexte historique et politique, ce qui certes rend à l’ouvrage une dimension universitaire, mais qui distrait le lecteur de son appétence linéaire. De temps en temps, on sent même qu’il case des notes qu’il a laborieusement recueillies. On découvre ainsi une citation de Grimod de la Reynière (1803) : « la Révolution a tout changé en France et jusqu’aux estomacs ; ils ont acquis des facultés digestives inconnues autrefois ». Puis on apprend qu’en 1805, le même soutient l’inverse : » Les grands mangeurs n’ont jamais été très rares, cependant ils étaient plus communs autrefois qu’aujourd’hui » (p. 204). Ces deux citations contradictoires ne font pas avancer d’une once notre perception de la Révolution ! Elles ne servent pas la progression d’un argumentaire. Elles sont simplement saupoudrées sur une thèse.
Et c’est dommage car le fond de sauce est bien passionnant. La table distingue le dialogue – qui admet la feinte, la négociation, le chantage, la violence – de la conversation qui est le sel du repas.

La géostratégie culinaire est parfaitement illustrée par l’expansion de l’islam au VIIIè siècle. Comment par exemple faire avaler une nourriture pure à des pratiques sédimentées par les siècles, de Poitiers (atteinte en 732) à Talas en Chine (atteinte en 751) ?

Volonté politique

L’alimentation peut refléter une volonté politique. En Thaïlande, les douceurs sont appelées « libres » car elles sont dégustées de manière exceptionnelle, alors que les Cambodgiens du début du deuxième millénaire en abusent pour bien montrer leur défiance à l’égard des habitudes hindoues. Les espions japonais de cette période rapportent des témoignages d’un produit sucré utilisé par l’empereur de Chine qui ne serait pas du miel (le sucre).

L’approvisionnement en épices détermine évidemment la nature des cuisines nationales. Avant de s’aventurer sur les mers, le France capétienne offre la nourriture la moins épicée d’Europe, alors qu’à Bruges, Venise ou Barcelone, on se régale de cardamome, de gingembre et autres clous de girofles. Les Français se rattrapent en favorisant l’agencement des couleurs sur l’assiette.

Au XVIè siècle, les Portugais jugeront que le mil et le manioc ne favorisent pas la « forge humaine » que représentent les esclaves du Congo, qui feront donc connaissance avec le maïs.

Le petit pois selon Galilée

En 1619, Galilée veut faire le point sur la perception de « cuisson » Il publie une expérience visant à déterminer à quel moment le petit pois est réellement cuit. En l’occurrence, il ne sera pas excommunié.

Cet ouvrage aide à comprendre la querelle des Anciens et des Modernes, entre la diététique et la cuisine. L’espérance du festin, la hantise de la répétition alimentaire…

Au XVIIIè siècle, la France est ressentie comme arrogante car sa cuisine qui fait passer le goût avant le besoin révèle un tempérament dominateur. Le Manuel des officiers de bouche du même Grimod de la Reynière (1759) semble exprimer l’éthique d’une France plus colonisatrice que libératrice.

Marché noir, cours officieux des denrées, pénuries spéculatives… tout est bon pour refléter les réalités d’une époque ou d’un lieu.

Il est difficile de dire qu’on reste sur sa faim en lisant cet ouvrage, tant sont innombrables les éléments qui composent cet assemblage.

Sylvain HAIBON

A noter sur TV5 en avril de passionnantes émissions "l'histoire en cuisine" Saviez-vous que la Rome antique inventa le fast-food ? Comment se tenaient les convives à la table de Louis XIV ? Truffée d’anecdotes et d’images à se pourlécher les babines, voici une passionnante histoire de la cuisine et des manières d’être à table en cinq parties. Où l’on découvre, des orgies romaines à la naissance de l’industrie alimentaire, que l’idée européenne est née aussi… dans notre assiette.

Rien de vraiment nouveau dans ce livre qui a néanmoins le mérite de faire un point sur les effets pervers de la dérégulation. Comment espérer passer un séjour d’une semaine au Maroc pour 99 euros tout compris - du vol au vin - en espérant que pilotes et mécaniciens travaillent dans des conditions sereines ?
Du coup, boire un bon coup avant de décoller peut faire oublier les soucis professionnels. C’est ainsi que deux pilotes du 747 de Corsair se sont faits contrôler positifs - catégorie champions - au départ de la Réunion en 2001.
Curieusement aucune référence dans l’ouvrage n’est faite à la mystérieuse disparition des deux cracks de l’Airbus de Toronto.
A. LEONCE-LABOIE (lire la mise au point que nous avons reçue de Jean Belotti, expert aéronautique)

Transport aérien : le dossier noir – François Nénin & Henri Marnet-Cornus – Privé editions-prive.com – 19 euros en France métropolitaine

En interpellant directement feu Sigmund, Catherine Clément réussit à rendre originale et vive cette courte biographie, abondamment illustrée. On y apprend entre autres qu’adepte de la cocaïne, Freud s’en servira pour séduire sa jeune fiancée Martha. Il lui fait cet auto-portrait pour qu’elle le reconnaisse lors de leur première rencontre : « un grand monsieur fougueux qui a de la cocaïne dans le corps ». Il découvre que cette substance peut sevrer les drogués à la morphine. Lui-même s’en servira abondamment pour écrire, mais aussi pour égayer des soirées ennuyeuses ou intimidantes. A cette époque, la cocaïne n’est d’ailleurs pas interdite en Europe.
Catherine Clément affirme dans ses interviews : « sans stimulants, il n’y a pas de création ». Elle-même, avoue-t-elle, se drogue au café, qui accompagne tous ses travaux d’écriture et, remarque-t-elle rien n’interdit de penser que le café, tout comme le vin, ne sera pas considéré comme drogue dangereuse dans le futur !
Sally OGOULLOW

Pour Sigmund Freud - Catherine Clément - Mengès - 25 euros en France métropolitaine

Et toujours…

Ce classique est presque introuvable aujourd’hui, mais il vaut le jus. Le parcours alcolo-psychologique du consul anglais à Oaxaca (Mexique) révèle un écrivain d’une dimension exceptionnelle. Le style « emboîté » du chef-d’œuvre rappelle les matriochkas russes. Une idée peut en cacher une autre. Par son plaisir à dériver sur le moindre détail, Malcolm Lowry s’apparente peut-être à Proust. A noter une traduction parfaite, à laquelle l’auteur a participé.

Justin PETIT-DERNIER

Malcolm Lowry – Au-dessous du volcan – Folio – Traduit par Stephen Spriel, Clarisse Francillon et l’auteur.

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Caféologie : comme son nom l’indique

Le café s’apparente au vin, car le caféier dont il est issu plonge ses racines au tréfonds d’un terroir, comme sa dégustation plonge ses racines au tréfonds d’une culture.

Les caféologues savent d’ailleurs, tout comme les œnologues, identifier un « cépage » (robusta, moka ou arabica), un terroir ou une année. Ils disposent d’un vocabulaire dont la palette n’est certes pas aussi fournie que celle des sommeliers, mais dont la pertinence est parfaitement maîtrisée.

Tu sais animer l'Eloquence,
Tu sais réveiller les Esprits
Et souvent ta vive influence
Produit le feu de nos écrits...

 

Loin d'ici le jus de Pomone
Et Bacchus viennent présenter;
La raison que le Café donne
Ils ne peuvent que nous l'ôter

Aujourd’hui, les caféologues disposent d’une académie qui a planté ses racines à Paris : la Caféothèque.

Cet établissement a été fondé par Mme Gloria Montenegro, (ex-ambassadrice du Guatemala en France de 1996 à 2000). C’est au cours de son activité diplomatique que cette personnalité chaleureuse, dynamique et généreuse a été amenée à découvrir le rôle apaisant du café dans les relations internationales et de s’intéresser à cet univers.

La diplomatie du café

Restée en France, Son Excellence - si Jospin était encore au pouvoir, on dirait probablement « Sa Excellence » - a décidé de prolonger son action diplomatique en ouvrant ce comptoir qui permet, face à l’île Saint-Louis, aux amateurs et aux professionnels de déguster le nec plus ultra du café. Evidemment les crus du Guatemala sont à l’honneur. Ils proviennent – par avion pour les meilleurs – de terroirs parfaitement identifiés. Sont bannis tous les mélanges ou autres blends. Le fumet que l’on hume doit obligatoirement évoquer une pente arborée recouverte d’une légère brume au petit matin dans un coin perdu des Andes, du Grand Rift ou du Mont Cameroun.
Des dégustations comparatives sont organisées régulièrement, sur place ou au Procope. Les rencontres « café et cultures » sont le prétexte de spectacles animations dans le local intime de la Caféothèque.

Vera GROG

Caféothèque 52, rue de l’Hôtel de ville, 75004 – cours de caféologie tous les mercredis de 9h à 11h.

Le café est-il bon pour la santé ? Ebauche de réponse dans l'Internaute

Un whisky très titré

Une distillerie écossaise ressort une recette du 17è siècle. Le whisky qui en résulte titre 92%. Utile pour partir en manif.

Dom Pérignon arrive en Inde

Eh oui ! Lorsqu'une classe aisée émerge, elle éprouve de nouveaux besoins vitaux. 9500 roupies la bouteille (200 euros), soit une année de revenus pour les dizaines de millions de non parvenus.

Manger avec du doigté

La "finger food" rejoint le besoin de l'enfant de toucher avant de manger. Joël Robuchon s'y met 01 42 22 56 56 (mais c'est pas donné) Liza à Paris 2è pour toucher du libanais 01 55 35 00 66, Isami pour du japonais 01 40 46 06 97, ou "au bout des doigts à Lille 03 20 74 55 95 La Villa du Havre 02 35 54 78 80 (le Figaro)

Roederer : Claude surveille Frédéric

Roedere est l'une des seules maisons familiales. Frédéric Rouzaud vient d'en prendre les commandes, sou l'oeil de son papa Jean-Claude (qui dirigeait la maison depuis 38 ans) et de son grand-papa Claude, octogénaire qui démontre à lui tout seul que le produit est sain. A noter que Roederer imite les autres en réalisant de nombreuses acquisitions, dont les rosés Ott qui depuis, essaiment (pour vendre plus moins cher).

ROYCE : le luxe retrouvé

le restaurant ?
la boutique ?

...ou le bar ?

Pourquoi est-il devenu si difficile de bénéficier à Paris d’un service « luxe » tel qu’on peut le retrouver en Suisse et en Allemagne ? Ce service qui fait de vous un homme libre, l’espace de quelques instants.
Précipitez-vous chez Royce ! C’est vaste, élégant, sympa, innovateur (la boutique trendy est ouverte, elle aussi, jusqu’à 2 h du matin).
Côté cuisine, ce n’est certes pas aussi osé que Bulli, mais c’est inventif, léger, et c’est un régal pour les yeux et les papilles.
Et le service. Ah, le service ! Souriant, accueillant, prévenant. Vous voulez vous installer dans le patio, malgré le froid ? Pas de problème, on vous installera aussi des chauffages. Personnel jeune, discrètement à votre écoute.
Les prix ? Honnêtement, 70 euros par personne pour un repas bien arrosé, c’est tout sauf exagéré.

Sally O'GOULLOW

Royce, de midi à 2h du matin, 3 rue des Saussaies, 75008 Paris (on dit qu'un tunnel relie le bar à la cave de Sarkozy). Voiturier.

Un resto comme on le voudrait

Le petit resto parfait : une cuisine traditionnelle inventive (vous nous direz des nouvelles de la sauce gribiche pimentée !), un cadre boisé super sympa, de vrais bons vins du terroir (vous pouvez choisir votre bouteille dans la cave), un emplacement très accessible (à deux pas du métro Villiers) et des prix plus que raisonnables.
Que voulez-vous de plus ?

Q. SEK

Un Air de Famille 118 rue des Dames 75017 Paris 01 42 93 34 40

Un white horse de course (cliquez pour visionner un petit PowerPoint)

Les viticulteurs écopent

A Montpellier, un mois de prison avec sursis en comparution immédiate pour quatre viticulteurs qui apparemment avaient encadré le 6 mars une voiture de gendarmes avec leurs propres véhicules. Pourtant, le verdict a été applaudi par les quelque 200 confrères. Il faut dire que la voiture du gendarme avait brûlé in fine (attention, pas dans la fine), et que le verdict aurait pu être plus sévère sous d'autres tropiques.

Le caviste Lavinia.fr mise sur une stratégie click and mortar


Lavinia, situé à Paris près de la Madeleine, est actuellement le plus important caviste du monde. Sa prochaine cible est évidemment l'Internet. Sur les 6.500 références que compte le magasin physique, 1.500 sont à l'heure actuelle proposées dans le catalogue en ligne, (Le Journal du Net)

In beer we trust

Quand Haldis Gundersen a vu la bière couler de tous les robinets de son appartement de Kristiansund (Suède), elle a enfin cru en Dieu. Mais non, c'était le patron du Big Tower Bar qui avait interverti les branchements des barils au rez-de-chaussée. (Courrier International)

L'indéboulonnable stabilité française

D'après une étude téléphonique réalisée en 2005 auprès de 30.154 citoyens âgés de 12 à 75 ans par l'Inpes, les Français boivent moins d'alcool, mais - Dieu merci - la fréquence des épisodes d'ivresse reste stable (Le Figaro du 10 mars 2006)

Nouveau site d'achat de cigares

www.figurados.fr/ permet en particulier de se procurer les cigares introuvables en France : allemands, italiens, suisses...

 

Décantez en douceur
Votre vin mérite-t-il d'être gardé ?
Un smoking pour vos bouteilles
10 minutes = 3 heures
Un petite boule pour ralentir le débit, c'est simple et efficace. 50 euros. Boule à décanter chez La Redoute.
Réponse en quelques secondes avec la Clef du Vin (89 euros)
15 euros chez Lily Latifi
Plongez Vino2 de Swarovski dans la bouteille que vous venez d'ouvrir. En 10 minutes, le vin prendra toute sa dimension. 99 euros.

 

Le pays où le vin est moins cher

  • ChateauOnline : Viña Alarba Grenache Vieilles Vignes 2004 -Espagne - Catalogne - 90/100 R. Parker : 6,90 € au lieu de 9,90 € la blle - Margaux Grande Réserve 2004 - Vinifié par un château 3ème Cru Classé : 11,90 € au lieu de 14,90 € la blle
  • Vignobles Henri Bourdon: 1 carton de 6 bouteilles pour 72 € : 1 bouteille de La Rosée de Guibeau - 1 bouteille de Château Les Barails - 1 bouteille deChâteau Guibeau - 1 bouteille de Château Guibeau Sélection Henri Bourlon - 2 bouteilles de Château GUIBOT La Fourvieille ou 1 carton de 12 bouteilles pour 120 € : 2 bouteilles de La Rosée de Guibeau - 2 bouteilles de Château Les Barails - 2 bouteilles de Château Guibeau - 3 bouteilles de Château Guibeau Sélection Henri Bourlon - 3 bouteilles de Château GUIBOT La Fourvieille
  • Atheneum : Tire-Bouchon Screwpull Modèle Professionnel LM_205 :99.00€ au lieu de 79.00€
  • Les Caves de Virginie : le vin de pays d'André Balliccioni à base de syrah, de grenache, de cinsault et de carignan pour 4,20 euros - Minervois blanc du Château Fabas: . 7,50euros au lieu de 10.50euros - Bergerac rosé du domaine Boisserie-Matveeva : 5 euros - Moulin à Vent 2003 du domaine de la Sionnière :7,50euros au lieu de 8.90euros.
  • Lavinia : La Croix de Carbonnieux 2004 (pessac léognan) : 14,90 € au lieu de 16,50€ - Veuve Clicquot, Rosé : 39,00€ au lieu de 44€ -
    Domaine du Tariquet, Ugni blanc - Colombard, 2004 : 4,40€ au lieu de 5,50€ - Villa Antinori, Sangiovese, 2002 (rouge) - Italie / Toscane : 14,95€ au lieu de 17,90€

    Et toujours : 75cl.com - Savour Club

Le pays où le vin est plus cher

En décembre dernier, un mathusalem Cristal Roederer 2000 a été adjugé 13.327 euros à Toulouse, une bouteille de chambertin 2003 Dugat-Py est partie pour 1229 euros à Cannes, une bouteille de romanée-conti 1945 a été vendue 15.214 euros à Cannes, un jéroboam de château mouton-rothschild a atteint 6133 euros à Montauban ; Un pétrus 1982 : 3749 euros ; un cheval-blanc 1982 ; 1310 euros chez Tajan à Paris.

Alcool, cannabis : l'Anpaa veut aider les entreprises

L'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (à laquelle nous ne sommes pas affiliés) lance une grande campagne auprès des PMI-PME, visant à expliquer au nouveaux salariés que les habitudes qui leur avaient permis, grâce à une inspiration boostée, de décrocher leurs diplômes ne sont pas transposables dans le monde de l'entreprise.

54 millions de litres seulement

Ricard reste certes le leader français des spiritueux, mais les ventes dégringolent. Il faut contre attaquer. De nouveaux slogans:

  • Un pastis, oui, un pastiche, non !
  • De Marseille, oui ! de Chépaou, non !
  • Anis étoilé, oui ! Anis étiolé, non !

Et un magazine tri-annuel "Place Ricard" devrait permettre de remonter le moral des équipes de ventes déjà bien motivées (voir notre numéro de novembre).

L'évanescence contrée

Il est arrivé qu'un lecteur ou deux n'aient pas jugé bon de terminer leur bouteille sur-le-champ. Mais alors, quid de la qualité du nectar au réveil ? Mais c'est tout simple ! Injectez un petit pschitt dans le goulot qui dispensera un gaz plus lourd que l'air* et qui donc isolera votre vin de l'oxygène dévastateur. Attention, cela ne marche pas avec le champagne.

* azote, oxyde de carbone et argon

Private Preserve - 9 euros pour environ 120 pschitts

Ah, bon ?

Lu dans Le Figaro du 3 mars dans une page (p 17) de conseils sur l'achat de vin : "A éviter : tout ce qui n'est pas bordeaux".

Etats-Unis : Les consommateurs préfèrent le bouchon liège

Les consommateurs américains aiment le bouchon en liège, c’est ce qu’affirme une récente étude réalisée par Balzac Communications pour le compte de l’association des producteurs de liège portugais. Selon cette étude menée auprès de 327 personnes, 9 consommateurs sur 10 considèrent que les bouchons autres que le liège dévalorisent la bouteille de vin. Le liège est préféré à tout autre bouchon en raison de la tradition (69%) et de ses performances techniques (11%). Les bouchons liège sont aussi plébiscités par les professionnels de la restauration : 71% d’entre eux préfèrent déboucher une bouteille munie d’un bouchon liège, contre 26% pour la capsule à vis et 3% pour les bouchons synthétiques.

Le vin rouge est bon pour les dents

Selon une étude conduite à l'Université Laval du Québec, le vin rouge, et notamment les polyphénols contenus dans le vin, diminuerait le risque d’abcès parodontal qui peut occasionner la perte des dents. L'abcès parodontal est la principale cause de perte des dents chez les adultes. Cette maladie, rare chez les enfants, est la conséquence de l’accumulation de tartre à la base des dents. Le premier stade est la gingivite (inflammation des gencives) qui, si elle n’est pas soignée, peut provoquer la destruction des tissus et de l’os entourant la dent. L'abcès parodontal et la gingivite concernent environ 65 % des Américains de plus de cinquante ans. « Nos conclusions démontrent que les polyphénols contenus dans le vin rouge ont des propriétés antioxydantes puissantes », concluent les chercheurs québécois, devant l'Association américaine pour la Recherche Dentaire (AADR) à Orlando. (Vinimarket)

De la vodka pour les muscles artificiels


Dans le magazine Science, un chercheur du Nanotech Institute, Ray Baughman, déclare que les muscles artificiels qu'il est en train de mettre au point fonctionneront à l'alcool ou à l'hydrogène. Les fils métalliques à "mémoire de forme" se contracteront exactement comme un muscle dans le corps. Des milliers d'amputés de l'armée US qui subissenent un béritable charia sont doublement intéressés. (Le Monde du 26-27 mars)

Comme syrien était

Cantenac-Brown, grand cru classé du Médoc, a été vendu le 20 mars par Axa à un homme d'affaires syrio-britannique Simon Halabi.

Etats-Unis : le pinot noir porté par Sideways

Ce film de l'Américain Alexander Payne (tourné dans les vignobles de Californie et nommé aux Oscars), qui porte au pinacle le Pinot Noir, a eu un énorme impact sur les ventes de ce cépage sur le marché américain. Ainsi Williamette Valley Vineyards, une winery de l’Oregon très spécialisée dans le pinot noir, a vu ses ventes exploser après la sortie du film : elles ont bondi de 98%. (Vitisphere)

Le top du Wine Spectator

Mommessin Clos de Tart 2003 - 95 points $200 la caisse. Commentaire de notre confrère : "Aromas of tar and smoke, mark this exotic, seductive
red, with very pure, concentrated blackberry and spice notes underneath. Silky and complex, this caresses the palate. It needs a little time to absorb the oak, but this is long and has great potential. Best from 2009 through 2030".

« L’eau conduit l’électricité, mais si tu mets du vin dedans, elle n’a plus le droit de conduire »

(Jean-Marie Gourio) Annuaire des Oenophiles

 


Pafmag : le rédacteur en chef est un poil imprégné...

... et s'accorde un instant de détente

La frénésie lève le pied

Le front est resté assez calme au cours du mois de mars. Il faut même noter un "ça s'bouffe pas, ça s'mange" sur France-Inter plutôt équilibré le 4 mars. Mais il est vrai qu'on imagine mal Jean-Pierre Coffe trahir notre cause. A noter également un superbe poisson d'avril du même Coffe mettant en scène un nouveau vin bleu. Vraiment bien amené, les caviste ont été harcelés des jours durant.

3 avril : les trois coups du millésime 2005

Daniel Di Placido, président du Syndicat des Coteaux Varois en Provence, les Vignerons de l'Appellation Coteaux Varois en Provence, Alain Ducasse & Clément Bruno présentent le millésime 2005 des Coteaux Varois en Provence.

Et dès 10h30 à la Maison des Vins à la Celle (tél : 04 94 69 33 18 ; email), dégustation, en trois temps, les vins du dernier millésime : les blancs 2005, les rosés 2005 puis les rouges 2005 et les millésimes anciens. Accompagnement : saveurs printanières cuisinées par Benoît Witz, chef à l'Hostellerie de l'Abbaye de La Celle, récemment étoilé au Guide Michelin 2006.

A l'Hostellerie de l'Abbaye de La Celle (83 170). Contact : Capucine Ancelet – 04 94 99 50 13 – e-mail

1-2 avril à Vinsobres

Exposition de matériel viti-vinicole. Dégustations (rappelons que Vinsobres est désormais classé premier Cru des Côtes du Rhône en Drôme Provençale. Contact

4 avril : les Vignes de Marie à Paris

Il est établi que Marie n'était pas vierge* (un clonage spontané eût d'ailleurs entraîné la conception d'une fille) et que Jésus n'était pas son fils unique. Mais était-elle abstème pour autant ?

Peu concernée par les éventuelles calembredaines de sa lointaine ancêtre, Marie Orieux, assoiffée des vins du monde, s’est forgée une identité particulière auprès des professionnels : sommeliers des grandes tables parisiennes, restaurateurs et acheteurs de la distribution. Son nouveau show-room parisien. Les Vignes (non vierges) de Marie attireront celles et ceux que le vin invite au voyage, y compris au pied de l'Arc de Triomphe.

46, rue d’Artois (Angle Avenue de Friedland) Paris 8e - Tel. 01 45 61 20 72

* Jacques Duquesnes - Une femme nommée Marie - Flammarion

5 avril - 2 juillet : bouteilles péruviennes

Bouteille anthropomorphe à goulot et anse en pont, culture Virù
Etonnant représentaion d'un homme en train de se suicider par égorgement. Mais qu'avait-il donc bu ? Culture Cupisnique
Bouteille céphalomorphe à anse goulot en étrier, Culture mochicha

Incroyable collection de bouteilles péruviennes au Petit Palais, dans le cadre de l'expo "Art de Chavín aux Incas". A noter que le le 4 avril n'a pas été une journée noire pour tout le monde. Le Pasacalle du Pérou (défilé musical) s'est déroulé joyeusement de l'ambassade du Pérou au Grand Palais à Paris.

4 au 6 avril : bonne espérance à Capewine

6-10 avril : le vin dans l'arène

Vinitaly à Vérone

8-9 avril : Toques & Clochers

Vente aux enchères à Limoux des grands chardonnays de Limoux, présidée cette année par Christian Le Squerr, chef du Ledoyen à Paris.

10 avril : Vins animés à Marseille

Exposition de vins à l'ancienne, sans produits chimiques, sans chaptalisation, sans levurage, sans filtrage et sans ou avec peu de soufre.
Douze vignerons font partager leur plaisir. (Contact]

19-21 avril : Congrès national des vignerons indépendants


A Nïmes et au Pont du Gard.

24 avril : les tomates voient rouge

Passionnant documentaire sur Arte qui cherche à comprendre pourquoi et comment les tomates ont perdu leur saveur.

Arte, 19 h

24-26 avril : Brussels Wine expo

Attention, la fête est annulée

24-27 avril : Vinordic

Stockholm devient le carrefour des vins et spiritueux scandinaves, l'espace de trois journées.

25-28 avril : Wine & Spirits Asia

Singapoure devient le carrefour des vins et spiritueux scandinaves, l'espace de trois journées.

23-25 juin : les olympiades de la cuite

Cela se passera à Las Vegas, dans la "Celebrity Ballroom". Un week-end complet dédié à un sport trop peu pratiqué. Orchestres, spectacles, liqueurs à gogo, concours de cuites, séminaires imbibés, films, karaoke, taste-tord-boyaux, débauches diverses,...
Le pass d'entrée permanente est vendu 49 dollars et vous donne droit au T-shirt édition limitée Modern Drunkard Convention. Inscriptions

Courrier des lecteurs

Conduite en état d'allégresse
Dans les Pyrénées, lorsque j'avais fumé un pétard chez des amis et qu'il me fallait rentrer chez moi au milieu de la nuit par les petites routes qui avaient dû laborieusement s'adapter aux fantaisies très diverses du relief, la notion de pilotage prenait son sens le plus jubilatoire. Une fois installé aux commandes de mon petit aéronef, bien calé et harnaché, observant scrupuleusement toutes les procédures, je quittais le pas de tir dans le murmure approbateur du différentiel rehaussé par le chant d'une respiration discrétement ventilée et le bruissement joyeux de la carlingue qu'accentuait une coulée d'air sur l'empennage. Une fois atteinte la vitesse de croisière, toujours résolument en dessous des normales saisonnières, il ne me restait plus qu'à apprécier à leur juste valeur les mouvements de résistance aérodynamique imprimés dans l'espace par le galbe du fuselage associé à l'admirable logique du moteur à explosion avec lequel je me sentais en totale communion, savourant la grâce et l'élégance des trajectoires, épousant idéalement la courbure lisse des virages, subjugué que j'étais par le rythme lancinant de la valse trainante et douce qu'impulse la force centrifuge (parfois centripète), exalté par l'ascension irrésistible des côtes (ah, l'ivresse des sommets !), grisé par le délicieux vertige d'une descente déclinée en une suite de lacets qui s'enfilaient voluptueusement dans un slalom hypnotique et au déhanchement glamour, suivi à l'occasion par le survol majestueux d'une belle ligne droite venant comme un aboutissement rédempteur vous mettre les neurones dans un état cataleptique certes mais incroyablement lucide, procurant à l'esprit un sentiment de détachement sublime et libérateur, pendant que défilait de part et d'autre de ce couloir céleste une infinité de mondes mystérieux, en continuelle expansion derrière la lumière des phares qui les laissait entr'apercevoir, recélant des cités antiques et fantasmagoriques, peuplées d'êtres prodigieusement fabuleux qu'animent à votre endroit de bienveillantes dispositions, lesquelles sont converties, pour les besoins de la communication intergalactique, en sourires télépathiques dont le rayonnement irradie tout votre être dans un fourmillement rachidien des plus délectables alors que vous passez enfin la quatrième, puis la cinquième (si le modèle s'y prête), par le seul influx de votre pensée car le véhicule n'est plus qu'une extension de vous même, un prolongement naturel établi par une osmose spontanée qui s'est réalisée à l'époque immémoriale où vous avez pris le volant d'une main rigoureusement détendue.


Dans cet état de recomposition avancée, il ne m’est jamais, au grand jamais, arrivé de prendre le moindre risque, chaque manœuvre ou manipulation étant froidement et parfaitement exécutée, dans le plus grand respect des règles et des lois, de l’environnement immédiat et, bien sûr, des autres usagers. Ce qui n’était certainement pas le cas lorsque j’avais un peu trop abusé de bon vin, même si je n’ai jamais eu d’accident “sous influence”, car la différence essentielle par rapport au “oinj’ se mesure à la vitesse qui augmente de façon exponentielle tout en restant inversement proportionnelle au temps de réaction devant un évènement imprévu. En outre (… de vin), les gestes sont secs et nerveux, quand ils ne sont pas carrément rageurs. L’esprit de compétition refait surface, parfois avec un visage hideux et vindicatif, alors que, quand vous avez tiré sur le tarpé, vous vous fichez complètement d’être doublé ou ralenti par d’autres véhicules, et c’est une attitude de grande tolérance qui domine tous les aspects du comportement. Bien sûr chacun ne réagit pas de la même façon, mais ce sont quand même des caractéristiques générales qui se vérifient dans la plupart des cas. Il ne s’agit pas ici d’une quelconque incitation à consommer du cannabis, sachant que, pour diverses raisons, je ne fume plus moi-même, ou à remplacer l’alcool par le shit, mais tout simplement à donner son humble avis dans un débat d’importance nationale puisque qu’il est estimé qu’environ 2 millions de français fument régulièrement (du teuch ou de la beu) tout en poursuivant une vie de citoyens parfaitement intégrés, responsables et productifs, quand ce n’est pas créatifs, avec souvent des enfants à charge. Il serait bon que cesse l’hypocrisie: le cannabis n’est pas plus dangereux que bien des produits légaux aisément accessibles.

Raymond VERGÉ, Bangkok


Un grimpereau, cherchant à boire,
Vit un arum, parmi le thym,
Qui dans sa feuille, blanc ciboire,
Cachait la perle du matin ;

Son bec, dans cette vasque ronde,
Prit la goutte d'eau qui brilla ;
La plus belle feuille du monde
Ne peut donner que ce qu'elle a
.
Victor Hugo, "Les Chansons des rues et des bois" LIVRE SECOND / SAGESSE / I AMA, CREDE

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Particulier vend (à Paris ou à Genève) :

Champagnes
LEFEVRE : 6 blles - LANSON :4 blles - Max COUTELAS : 1 blle - Vouvray Crémant brut : 6 blles - Michel FAGOT : 5 blles
Vins
Vouvray blanc 47 :1 blle - Meursault blanc 52 : 4 blles - Meursault 64 :1 blle - Vouvray Jamin 70 , sec : 4 blles - Vouvray 61, sec : 2 blles- Vouvray 66, sec : 2 blles - Mouton Cadet 79 : 3 blles - Arbois 74 (blanc) : 2 blles - Arbois 73 blanc : 3 blles - Chambolle Musigny 43 : 2 blles - Chambolle Musigny 64 : 1 blle - Banyuls 76 Terre rocheuse (numéroté) : 2 blles - Banyuls 60 Mas de la Serra (numéroté) : 2 blles - Mercurey : 1 blle - Chartenay 43 : 4 blles - St Emilion 72 : 2 blles - Volnay Clos des Chênes 53 : 1 blle - Nuit St Georges 50 : 1 blle - Clos des Chênes 53 : 1 blle - Corton 43 : 1 blle - Saint Amour 76 : 1 blles - Savigny Dominode 64 : 2 blles

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Et toujours : LE GUIDE MONDIAL DE LA GUEULE DE BOIS - toutes les boissons du monde selon trois catégories :

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Le monde est réparti en "continents" : Aquavitland, Beerland, Vodkaland, Wineland... De multiples liens sont proposés permettant de comprendre la nature du nectar en question et de faire vos choix. 5000 bières testées et notées, des centaines de vodkas, des fiches descriptives... Une liste alphabétique vous permet une approche géostratégique raisonnée. Vos témoignages permettent une mise à jour permanente. Suivez le Guide !

« Boire seul, c'est partager le breuvage avec soi-même »

(Charles de Marguetel de Saint-Denis de Saint-Evremond) Annuaire des Oenophiles

Organe Central du Parti Alcoologiste Français (Aile Modérée) - pafmag@pafmag.com

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